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En retour de  Marseille la ville à abattre : Philippe Pujol, Hayette Rachef, Gilles Del Pappas, CharlElie Couture.

 

A suivre

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Je vous transmet ce texte que j’avais écrit comme accroche d’un projet de reportage sur Marseille qui ne verra jamais le jour. J’y raconte l’impossibilité de raconter Marseille dans son entièreté:
Marseille capitale du crime, Marseille capitale de la culture, le soleil de Marseille , Marseille porte du Sud, la Bonne Mère, les musulmans de Marseille, Marseille Espérance, la French Connection, l’olympique de Marseille, les kalachnikov, les corsos-marseillais, Marseille terre d’immigrations, la capitale des comores, la première ville arabe traversée par le Paris Dakar, la deuxième ville de France, Marseille ville monde, Marseille contre Marseille, La Marseillaise, la cité phocéenne, les quartiers Nord, droit au but, les bad boys de Marseille, le Mia, la planète Mars-eille, Marseille ville industrielle, le rendez-vous des quais, la ville est tranquille, ville d’employés, la ville aux 111 quartiers, du Vieux Port au bout de la terre, le parc national des calanques, Marseille trop puissant, Marseille grande gueule, Marseille grand coeur, Marseille la ville sale, le fini-parti, le clientélisme, Marseille centre de la contestation, des luttes sociales, du vote FN, Marseille la méditerranéenne, Marseille la portuaire, la populaire, l’impopulaire, Marseille terre d’accueil, Marseille la rebelle, Marseille la ville aux trois maires seulement depuis la guerre… Marseille l’irrationnelle.
Marseille a tant été racontée, décrite, analysée. Une ville insaisissable dans sa globalité, une ville éperdument méditerranéenne, toujours belle bien que toujours malade. Irrationnelle.
Mais alors, comment la raconter encore ? Comment donner à voir cette modernité dormante sous sa croûte réactionnaire et ringarde ?
Le vrai Marseille est under-ground, il se cache mais s’active dans chaque quartier, chaque cité, chaque noyau villageois d’une ville qui ne doit finalement son unité qu’à son immense diversité. Irrationnelle.
Raconter cette ville, c’est parcourir le monde. Mêmes inégalités, mêmes conflits, mêmes solidarités, mêmes mixités, mêmes radicalismes, mêmes luttes, mêmes surprises, mêmes injustices. Mêmes diversités et en même temps, tous les mêmes. Irrationnelle.
Raconter Marseille ne peut se faire qu’avec subjectivité. Une subjectivité honnête et assumée. Une subjectivité nourrie des histoires, des ressentis, des impressions, des erreurs mêmes, des attitudes, de beaucoup sinon tous les habitants de la ville.
Pour que Marseille raconte Marseille.

Philippe Pujol

auteur de « La fabrique du monstre » éditions Les Arènes – Janvier 2016

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Mon père quand nous étions petits, le dimanche, nous amenait nous promener au Marinier, à la Nerthe, à la Verduron… avec nos copains, on revenait jouer ici.. Aujourd’hui mes enfants m’appellent maman GPS !

En allant de Corbière jusqu’à ST Antoine, nous avons une richesse incroyable qui est à notre portée, d’où l’on s’y rend de nos portes d’entrée. Profitez !

Allez vous enrichir avec tout ce qui nous cache notre environnement le plus proche ! Faites vous conduire par la sagesse de ses habitants qui en connaissent les secrets, l’histoire, les chemins.

Hayette Rachef

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En l’espace de quelques mois j’ai pu lire « la fabrique du monstre » de Philippe Pujol qui détricote Marseille et cet article  qui me semble un excellant état des lieux de la cité aux ombres sombres. Et alors, tout à coup, le Mistral souffle et un espoir fou se lève… qu’il emporte toutes les bordilles au loin! Que l’on reste entre gens normaux, des habitants non élus… de ceusse dont l’obsession journalière n’est pas de s’en foutre plein les fouilles sur le dos des autres… non, entre nous qui aimons la cité antique et ses habitants, sans exclusive… que la grande métropole puisse enfin montrer sa force créatrice, son don du partage et l’amour infinie qui est en elle.
G Del Pappas

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moi j’avais écris cela, publié sur le disque « NewYork- Cœur »

Ma Marseillaise
Ma Marseillaise à moi elle est
Chaleureuse et ensoleillée
Elle se réveille de bonne humeur
Ell’ chant’ en arrosant ses fleurs
Elle raconte des histoires
Elle exagère mais il faut la croire

Ma Marseillaise à moi elle passe
Des heures à regarder la mer
Du haut d’son balcon vers la Cannebière
E’ s’ régal’ d’ la couleur du ciel
Et si ses frères ont émigré au Nord
Elle préfère rester près du vieux port

Ma Marseillaise à moi elle est
Courageuse et entreprenante
Elle aime se rendre appétissante
Généreuse et attirante
Comme toutes les femmes de caractère
Elle s’enflamme parfois en un éclair

Ma Marseillaise à moi elle est
Comme toutes les femmes de la Terre
Elle est unique à l’évidence
Sauf qu’elle est née au Sud de la France.

Paroles& musique CharlElie COUTURE
© Flying Boat Publishing

 

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