Charlie oui bien sûr. Le poids de l’histoire tragique est au plus profond de nos mémoires. Pour autant, nous ne pouvons nous contenter de commémorer. La blessure vivante qui est la notre n’est pas seulement béante parce que l’horreur nous a saisi, le profond malaise que nous sommes beaucoup à partager vient aussi du fait que nous ne pouvons devant le non sens nous contenter de hurler contre les salauds. Il est vital pour nous tous de commencer à formuler un questionnement et c’est,oh divine surprise, on trouve les prémisses de la chose dans Siné Mensuel ( Mars )? notamment avec le débat :à gauche pourquoi tant de trahisons? des témoignages de vie sans ambiguité à propos du code du travail version Medef. Un dessin délicieusement grossier de Willem, des portraits d’exilé Syriens,le sang comme marchandise, l’anti-sinistrose de Gus Massiah « dans le monde entier, des insurrections populaires traduisent l’exaspération des peuples. Chaque mouvement a son histoire,mais tous ont en commun le rejet d’une classe politique qui défend les intérêts de l’économie libérale »

Justement Siné Mensuel est un journal d’exaspération, d’humour noir et rouge, d’information donc potentiellement de libération.

On pourrait rêver pire.

François Bernheim

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