{"id":697,"date":"2009-11-23T15:26:45","date_gmt":"2009-11-23T14:26:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=697"},"modified":"2009-11-23T15:26:45","modified_gmt":"2009-11-23T14:26:45","slug":"le-nouveau-caid-deblogue-pour-mardi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2009\/11\/le-nouveau-caid-deblogue-pour-mardi\/","title":{"rendered":"Le nouveau ca\u00efd d\u00e9blogue pour mardi"},"content":{"rendered":"<p><em>Philippe Lemaire journaliste au Parisien, cr\u00e9e le 17 Septembre 2008 \u00a0\u00bb Plan\u00e8te polar\u00a0\u00bb un blog\u00a0 pour les passionn\u00e9s du roman policier. Aussi \u00e9clectiques d\u00e9contract\u00e9s que libres, les choix de nouveau ca\u00efd invitent m\u00eame les non initi\u00e9s \u00e0 rejoindre sa plan\u00e8te. Interview part 1. Demain la suite.<\/em><\/p>\n<p>FB\u00a0: <strong>Pourquoi le Parisien d\u00e9veloppe-t-il un blog sur le roman policier ?<\/strong><\/p>\n<p>PL\u00a0: Lorsque je suis pass\u00e9 du service culture \u00e0 la r\u00e9daction du parisien.fr, la r\u00e9daction en chef avait formul\u00e9 le souhait que les journalistes cr\u00e9ent des blogs sur des th\u00e8mes en ad\u00e9quation avec la ligne du journal : proximit\u00e9 des lecteurs, souci de coller \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de leurs vie quotidienne et de leurs loisirs&#8230; Je me suis propos\u00e9 pour suivre l&rsquo;actualit\u00e9 du polar sous cette forme parce que c&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;abord un bon moyen de prolonger sur le web le travail que j&rsquo;avais entrepris depuis plusieurs ann\u00e9es dans le journal (chroniques, portraits, interviews d&rsquo;auteurs). Comme j&rsquo;ai alors continu\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire de temps en temps dans Le Parisien, j&rsquo;ai pu jouer la compl\u00e9mentarit\u00e9 entre papier et internet, l&rsquo;un renvoyant vers l&rsquo;autre, le blog d\u00e9veloppant sans contrainte de longueur des sujets trait\u00e9s plus bri\u00e8vement sur le papier.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi P. Lemaire a-t-il eu envie de le prendre en charge ?<\/strong><\/p>\n<p>Depuis six ou sept ans que je suis amen\u00e9 \u00e0 chroniquer des polars, je remarque que, dans le monde entier, de plus en plus d&rsquo;auteurs cherchent, \u00e0 travers les figures impos\u00e9es du suspense, \u00e0 refl\u00e9ter une r\u00e9alit\u00e9 locale qui leur tient \u00e0 coeur. Leur d\u00e9marche implique un regard critique, mais avec le souci de rester lisibles du plus grand nombre de lecteurs possibles et sans n\u00e9cessairement brandir d&rsquo;\u00e9tendard. Anciens journalistes, policiers ou magistrats, beaucoup ont conserv\u00e9 leurs m\u00e9thodes d&rsquo;investigation. Ce qui m&rsquo;int\u00e9resse, c&rsquo;est de tenter de cerner le parcours qui les m\u00e8ne au polar et de refl\u00e9ter la diversit\u00e9 de ces parcours.<\/p>\n<p><strong>Y aurait-il une typologie tr\u00e8s diff\u00e9renci\u00e9e des lecteurs de romans policiers ?<\/strong><\/p>\n<p>On suppose le lectorat majoritairement f\u00e9minin, parce que les femmes ach\u00e8tent g\u00e9n\u00e9ralement davantage de livres de fictions. Mais aucune \u00e9tude r\u00e9ellement scientifique ne le confirme. Une certitude : le genre pla\u00eet \u00e0 toutes les g\u00e9n\u00e9rations, des \u00e9tudiants aux retrait\u00e9s, comme le d\u00e9montre la fr\u00e9quentation des salons du livre et autres s\u00e9ances de d\u00e9dicace. Et les \u00e9changes et le bouche-\u00e0-oreille leur servent de trait d&rsquo;union.<\/p>\n<p><strong>Si le Roman Policier \u00e9tait un miroir de la soci\u00e9t\u00e9 , peut-on saisir les \u00e9volutions majeures depuis 30 ans ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Je ne suis pas assez expert pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question. Sur ce que je lis aujourd&rsquo;hui, je constate juste que les intrigues se sont ouvertes vers la vie ext\u00e9rieure, que les \u00e9nigmes \u00e0 huis clos, si elles n&rsquo;ont pas totalement disparu, se sont faites tr\u00e8s rares. Je remarque aussi qu&rsquo;en France, le polar n&rsquo;est plus exclusivement le terrain de jeu d&rsquo;auteurs se revendiquant de l&rsquo;extr\u00eame-gauche.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les 3 ou 4 th\u00e8mes majeurs que l\u2019on retrouve le plus souvent dans les romans r\u00e9cents ?<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Les Am\u00e9ricains sont tr\u00e8s marqu\u00e9s par les faillites \u00e9ventuelles de leur administration : erreur humaine, corruption, guerre des polices&#8230; Les Scandinaves observent les effets de la mondialisation, de l&rsquo;immigration, de la lib\u00e9ralisation \u00e9conomique sur leur soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 80, quels \u00a0auteurs \u00a0seraient aussi de vrais \u00e9crivains ?<\/strong><\/p>\n<p>James Ellroy a boulevers\u00e9 le roman noir. Par son style d&rsquo;\u00e9criture unique, violent, presque lyrique. Par son brassage des th\u00e8mes et des codes du polar, entre crime, corruption et politique. Et aussi parce qu&rsquo;il est impossible de dissocier son oeuvre de son dramatique parcours familial.<\/p>\n<p>John le Carr\u00e9 est un \u00e9crivain qui passe par le roman d&rsquo;espionnage pour exprimer sa vision de la nature humaine.<\/p>\n<p>Leurs contradictions sont int\u00e9ressantes : Ellroy assume des positions r\u00e9actionnaires et incarne la modernit\u00e9 ; le Carr\u00e9 s&rsquo;est d\u00e9couvert des opinions progressistes et son \u00e9criture est plus classique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Philippe Lemaire journaliste au Parisien, cr\u00e9e le 17 Septembre 2008 \u00a0\u00bb Plan\u00e8te polar\u00a0\u00bb un blog\u00a0 pour les passionn\u00e9s du roman policier. Aussi \u00e9clectiques d\u00e9contract\u00e9s que libres, les choix de nouveau ca\u00efd invitent m\u00eame les non initi\u00e9s \u00e0 rejoindre sa plan\u00e8te. Interview part 1. Demain la suite. 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