{"id":6966,"date":"2014-05-13T18:11:10","date_gmt":"2014-05-13T16:11:10","guid":{"rendered":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/?p=6966"},"modified":"2014-09-11T20:20:32","modified_gmt":"2014-09-11T18:20:32","slug":"la-litterature-ou-comment-rebattre-les-cartes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2014\/05\/la-litterature-ou-comment-rebattre-les-cartes\/","title":{"rendered":"Belinda Cannone.La litt\u00e9rature ou comment rebattre les cartes\u2026"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\">Dans quels espaces entre tous \u00a0les possibles se situe l\u2019univers \u00ab\u00a0D\u2019aimer et ne pas l\u2019\u00e9crire\u00a0\u00bble roman de Claire Tencin\u00a0 publi\u00e9 aux \u00e9ditions Tituli ? Belinda Cannone tente de mettre en lumi\u00e8re le myst\u00e8re d\u2019une litt\u00e9rature aussi libre et joueuse que peut l\u2019\u00eatre la fiction amoureuse\u00a0des vies multiples et fantasques de notre imaginaire.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ange-pieraggi-l-etoffe-et-la-peau.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6940 alignleft\" src=\"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ange-pieraggi-l-etoffe-et-la-peau-195x300.jpg\" alt=\"ange-pieraggi-l-etoffe-et-la-peau\" width=\"195\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ange-pieraggi-l-etoffe-et-la-peau-195x300.jpg 195w, https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ange-pieraggi-l-etoffe-et-la-peau.jpg 578w\" sizes=\"(max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><\/a> \u00a0 D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il y a la vie o\u00f9 tout nous incite \u00e0 classer, ranger, distinguer \u2013 ordres du r\u00e9el et de l\u2019imaginaire, succession des g\u00e9n\u00e9rations, r\u00f4les sociaux, filiation, noms, que sais-je (<em>que sais-je<\/em>\u00a0!) \u2013 toutes op\u00e9rations n\u00e9cessaires pour vivre ensemble. Mais arrim\u00e9s \u00e0 tant d\u2019ordre, nous n\u2019irions pas tr\u00e8s loin. N\u2019habiter que soi-m\u00eame, garder sa place, \u00eatre l\u2019enfant de ses parents, n\u2019avoir que ses souvenirs et ses connaissances, ses r\u00eaves \u2013 quelle mis\u00e8re\u00a0! Fort heureusement, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, on peut brasser ces divers \u00e9l\u00e9ments, fouetter les fantasmes, faire monter les \u0153ufs du songe en neige savoureuse, desserrer les \u0153ill\u00e8res, \u00e9largir la vision \u2013 j\u2019arr\u00eate, on aura reconnu, dans ces images h\u00e9t\u00e9roclites, la litt\u00e9rature qui nous enrichit des mille vies qui ne sont pas exactement, ou pas du tout la n\u00f4tre et que, d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre, par la lecture on <em>emprunte<\/em>. <em>Aimer et ne pas l\u2019\u00e9crire<\/em>\u2026 Dans ce court roman, Claire Tencin s\u2019est plac\u00e9e dans l\u2019interstice qu\u2019ouvre souvent le r\u00e9el \u00e0 la fiction\u00a0: ici, dit le r\u00e9el, quelque chose a eu lieu dont nous n\u2019avons pas de trace. Alors, r\u00e9pond le romancier, je vais explorer cette zone de m\u00e9connaissance. \u00ab\u00a0Imaginons\u00a0!\u00a0\u00bb, propose la narratrice. Mais o\u00f9 et comment se situer pour saisir la v\u00e9rit\u00e9 que rec\u00e8le \u2013 un auteur en fait toujours le pari \u2013 cet interstice imaginaire\u00a0? Claire Tencin a choisi de m\u00ealer savamment les cartes, chaque personnage d\u00e9gringolant dans un suivant, \u00e0 sa mani\u00e8re. J\u2019y vais. On trouve en premier lieu Andr\u00e9a Marot, l\u2019h\u00e9ro\u00efne et narratrice, substitut de l\u2019auteur, Tencin, et fille revendiqu\u00e9e de son p\u00e8re adopt\u00e9 (oui, cela arrive en litt\u00e9rature), Michel de Montaigne. Mais Marot, voyez donc, c\u2019est aussi le nom de la jeune fille en chat sauvage qu\u2019on croise aux premi\u00e8res pages, qui a obtenu de Montaigne qu\u2019il lui apprenne \u00e0 lire (n\u2019est-ce pas l\u00e0 apr\u00e8s tout la vocation des grands auteurs\u00a0?), et qui s\u2019exerce dans, excusez du peu, les <em>Essais<\/em>. Marot, enfin, est le nom d\u2019un domaine viticole pr\u00e8s du ch\u00e2teau de l\u2019essayiste. Ouf\u00a0! Il ne manquerait plus que Marot soit le nom v\u00e9ritable de l\u2019auteur qui aurait choisi pour pseudonyme Tencin, pour que les n\u0153uds soient bien nou\u00e9s\u2026 Et pourquoi pas\u00a0? <em>Montaigne<\/em> m\u00eame est, on le sait bien, un nom d\u2019emprunt (celui de son domaine), que Michel Eyquem a choisi, sans doute parce qu\u2019il avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00eatre le fils de ses propres \u0153uvres. L\u2019auto-nomination n\u2019est-elle pas souvent le geste inaugural de qui s\u2019<em>autorise<\/em>\u00a0? Je continue. Jean-Louis Martin. Voici enfin, comme le confirme l\u2019\u00e9pilogue, le seul authentique personnage de fiction du roman. D\u2019ailleurs, chacune des ses \u00e9tudiantes r\u00eave de devenir \u00ab\u00a0l\u2019h\u00e9ro\u00efne, ne serait-ce que l\u2019espace d\u2019un court chapitre, du fabuleux roman de Jean-Louis Martin\u00a0\u00bb. Mais ici encore, confusion des r\u00f4les. Car le professeur Martin est aussi Jean-Louis, l\u2019amant d\u2019Andr\u00e9a, r\u00e9alisant dans le r\u00e9el de la fiction le fantasme qui sous-tend l\u2019imaginaire de la fiction (si vous me suivez\u2026)\u00a0: l\u2019\u00e9tudiante couchant avec son professeur, n\u2019est-ce pas ce qui s\u2019est, peu ou prou, pass\u00e9 entre Montaigne et Marie le Jar, en 1588, pendant les trois mois que l\u2019essayiste a pass\u00e9s au ch\u00e2teau de Gournay\u00a0? C\u2019est pour le savoir (comme on <em>sait<\/em> par la fiction), que, non contente d\u2019\u00eatre la fille d\u2019un p\u00e8re putatif et l\u2019amante de son professeur, Andr\u00e9a se fera encore \u00e9crivain, tentant d\u2019imaginer le lien d\u2019amour qui a pu unir le vieillard \u00e0 la sant\u00e9 chancelante et la jeune femme audacieuse. Marie, cette \u00ab\u00a0fille par alliance\u00a0\u00bb que Montaigne a aim\u00e9e, de son propre aveu, \u00ab\u00a0beaucoup plus que paternellement\u00a0\u00bb, et dont pourtant il n\u2019a presque rien \u00e9crit, fut-elle son amante\u00a0? La question se pose d\u2019autant plus que Marie a, note Andr\u00e9a qui n\u2019en est pas \u00e0 un tour pr\u00e8s, publi\u00e9 en 1595 la troisi\u00e8me \u00e9dition des <em>Essais<\/em>, augment\u00e9e de toutes les corrections manuscrites du philosophe \u2013 n\u2019est-ce pas l\u00e0 proprement <em>enfanter<\/em>\u00a0? Exploration des \u00ab\u00a0liens de parent\u00e9 fictifs\u00a0\u00bb, \u00e9crit Andr\u00e9a qui se remet au monde en \u00ab\u00a0fille par alliance de Michel de Montaigne et de Marie Le Jar de Gournay\u00a0\u00bb. On aura compris que le roman d\u00e9ploie ce que les psychanalystes qualifient de \u00ab\u00a0roman familial\u00a0\u00bb\u00a0: l\u2019enfant, toujours d\u00e9\u00e7u par ses parents r\u00e9els, s\u2019y invente une ascendance plus illustre que l\u2019humble v\u00e9ritable. On se souvient comment, \u00e0 travers le mythe personnel de l\u2019enfant trouv\u00e9 ou du b\u00e2tard, Marthe Robert classifiait toute la production romanesque. Il n\u2019y a pas qu\u2019un jeu de l\u2019esprit, ou une ruse narcissique dans cette invention de parents prestigieux, mais, l\u00e0 encore, un geste fondamental de la cr\u00e9ation romanesque. Je crois depuis longtemps que la fiction est, pour l\u2019auteur (elle est autre chose pour le lecteur), le moyen d\u2019exercer sa libert\u00e9\u00a0: ce qui lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire impos\u00e9 \u2013 et au premier chef, la vie \u2013, il s\u2019en saisit et se le r\u00e9approprie par d\u00e9cision et travail sur le mat\u00e9riau existentiel. Par choix. L\u00e0 est la fameuse capacit\u00e9 d\u00e9miurgique de l\u2019\u00e9crivain, qui s\u2019applique surtout \u00e0 lui-m\u00eame, plus que sur le monde dans lequel il ne peut gu\u00e8re glisser qu\u2019un coin pour lui donner du \u00ab\u00a0jeu\u00a0\u00bb. <em>Aimer<\/em>\u2026 illustre tr\u00e8s concr\u00e8tement cette r\u00e9invention de soi \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans toute \u0153uvre. C\u2019est donc dans un entre-deux du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent (l\u2019inconscient ne conna\u00eet pas le temps\u2026), auquel correspondent les deux fils narratifs ici tress\u00e9s, entre-deux du r\u00e9el et de l\u2019imaginaire (ce qu\u2019on sait et ce qu\u2019on invente), que Claire Tencin b\u00e2tit son roman. Il part d\u2019une anecdote pr\u00e9tendue v\u00e9ridique (\u00ab\u00a0cette anecdote n\u2019est pas de la fiction. C\u2019est le d\u00e9but de la fiction\u00a0\u00bb)\u00a0: une jeune femme s\u2019arr\u00eate pour faire pipi en allant au ch\u00e2teau de Montaigne, et tombe sur un panneau signal\u00e9tique portant son nom, Marot. Cette femme a trente ans, nous est-il r\u00e9p\u00e9t\u00e9, \u00e2ge des choix existentiels, de la jeune maturit\u00e9 \u2013 le r\u00e9cit fondera en effet son entr\u00e9e dans la carri\u00e8re d\u2019\u00e9crivain, comme le confirme la tr\u00e8s proustienne boucle qui de sa fin reconduit \u00e0 l\u2019or\u00e9e du r\u00e9cit\u00a0: Andr\u00e9a donnera \u00e0 lire \u00e0 son amant-professeur doublement \u00e9conduit le texte que nous venons de lire. Amant-professeur \u00e9conduit, \u00e9crivais-je. Car ce roman de remise au monde est bien entendu un r\u00e9cit d\u2019\u00e9mancipations multiples, et il n\u2019est pas indiff\u00e9rent qu\u2019il mette en sc\u00e8ne (et en miroir) cette si int\u00e9ressante et valeureuse Marie de Gournay, dont on comprend mieux la personnalit\u00e9 en la resituant dans la fameuse \u00ab\u00a0Querelle des femmes\u00a0\u00bb que les historien(-nes, surtout) commencent seulement \u00e0 \u00e9tudier. On ne sait pas encore assez que de la fin du Moyen \u00c2ge \u00e0 la r\u00e9volution fran\u00e7aise au moins, l\u2019Europe et la France en particulier ont vu le d\u00e9ploiement d\u2019une vaste pol\u00e9mique sur la place et le r\u00f4le des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 travers des textes tr\u00e8s vari\u00e9s, trait\u00e9s, pamphlets ou fictions, elle a port\u00e9 sur \u00e0 peu pr\u00e8s tous les domaines, de l\u2019exercice du pouvoir aux relations amoureuses, en passant par le travail, la famille, le mariage, l\u2019\u00e9ducation, le corps, l\u2019art, la langue ou la religion. L\u2019enjeu \u00e9tait rien moins, d\u00e9j\u00e0, que l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes. C\u2019est dans ce d\u00e9bat qu\u2019une femme comme Marie de Gournay prend place et position \u2013 radicales s\u2019il en f\u00fbt, puisqu\u2019elle choisit le c\u00e9libat et le travail intellectuel auquel elle consacrera son existence. Posture d\u2019une \u00ab\u00a0modernit\u00e9\u00a0\u00bb qui nous ravit et dont les pr\u00e9mices n\u2019ont certainement pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 Montaigne. Ultime pirouette textuelle (j\u2019ai bien \u00e9crit <em>textuelle<\/em>), l\u2019\u00e9tudiante a renonc\u00e9 \u00e0 r\u00e9diger son master sur \u00ab\u00a0La sant\u00e9 de Montaigne\u00a0\u00bb, lequel souffrait de calculs r\u00e9naux, et c\u2019est son professeur qui se d\u00e9couvre un probl\u00e8me de prostate\u2026 Ainsi le roman aura-t-il organis\u00e9 jusqu\u2019au bout cette circulation des motifs et du sens qui non seulement irrigue le texte m\u00eame, mais encore nourrit notre rapport \u00e0 lui. Car <em>Aimer<\/em>\u2026 est non seulement un roman de l\u2019entr\u00e9e en \u00e9criture mais aussi une r\u00e9flexion sur la lecture, en ce que celle-ci, parce qu\u2019elle est intime <em>participation<\/em> \u00e0 l\u2019\u0153uvre, permet aussi la refondation incessante de soi. Et cette participation est possible quand le texte nous parle au creux de l\u2019oreille. Montaigne a fond\u00e9 la litt\u00e9rature moderne (l\u2019histoire litt\u00e9raire avance m\u00eame que le genre romanesque \u00e9tait pr\u00e9sent de mani\u00e8re latente dans les <em>Essais<\/em>, dont il est contemporain) parce qu\u2019il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 l\u2019exp\u00e9rience individuelle et personnelle au savoir anonyme et universel du Moyen \u00c2ge et qu\u2019il a mis en sc\u00e8ne une pens\u00e9e \u00ab\u00a0en progr\u00e8s\u00a0\u00bb. Si \u00ab\u00a0chaque homme porte la forme enti\u00e8re de l\u2019humaine condition\u00a0\u00bb, au point que l\u2019essayiste exposant son \u00ab\u00a0\u00eatre universel\u00a0\u00bb peut parler pour tous, la lecture des <em>Essais<\/em>, et, partant, toute lecture d\u2019\u0153uvre forte permettra, par l\u2019exploration de cet \u00ab\u00a0universel particulier\u00a0\u00bb, d\u2019agir sur soi, et de se r\u00e9inventer. Montrer l\u2019universel dans le particulier, c\u2019est ce qu\u2019a fait Claire Tencin avec <em>Aimer<\/em>, en <em>incarnant<\/em> les processus mentaux \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la lecture par le biais de personnages qui viennent nous faire entendre, sur le th\u00e9\u00e2tre de son roman, une sorte de \u00ab\u00a0monologue ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb de l\u2019auteur, qui parle de nous\u2026 \u00a0 <em>Mais puisque j\u2019ai aim\u00e9, je l\u2019\u00e9cris. Et parce que c\u2019\u00e9tait elle, il me pla\u00eet d\u2019avoir cousu mon texte au sien.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans quels espaces entre tous \u00a0les possibles se situe l\u2019univers \u00ab\u00a0D\u2019aimer et ne pas l\u2019\u00e9crire\u00a0\u00bble roman de Claire Tencin\u00a0 publi\u00e9 aux \u00e9ditions Tituli ? 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