{"id":6396,"date":"2014-01-28T11:05:16","date_gmt":"2014-01-28T10:05:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=6396"},"modified":"2014-05-05T22:10:07","modified_gmt":"2014-05-05T20:10:07","slug":"les-belles-lectures-de-francine-1-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2014\/01\/les-belles-lectures-de-francine-1-2\/","title":{"rendered":"Les belles lectures de Francine  1"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\">\u00a0<span style=\"font-size: 14.0pt;\">Francine a l\u2019\u0153il vif, le geste g\u00e9n\u00e9reux et aime assez les livres pour en lire une dizaine par mois . Pire, plut\u00f4t que d\u2019envoyer des nouvelles de sa sant\u00e9 \u00e0 ses connaissances, elle leur fait partager ses plaisirs litt\u00e9raires. Chaque mois depuis 2002, les amis de Francine Pampuzac re\u00e7oivent les notes de lecture de cette passionn\u00e9e de litt\u00e9rature. Tous ne lisent pas le contenu de la lettre, mais au moins ils savent que leur amie va bien. Avant d\u2019\u00eatre une grande lectrice, Francine a \u00e9t\u00e9 directrice de cr\u00e9ation dans plusieurs agences<span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0 <\/span>de publicit\u00e9. Elle a eu la gentillesse de nous autoriser \u00e0 diffuser ses notes de lecture sur le blog de mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre. Nous l\u2019en remercions chaleureusement.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Lectures de Francine &#8211; F\u00e9vrier 2014<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"><span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">En finir avec Eddy Bellegueule<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"> \u2013 Edouard Louis \u2013 ( Janvier 2014 \u2013 Seuil)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Bien s\u00fbr, c\u2019est un roman. Mais il y une grande part de v\u00e9cu, c\u2019est \u00e9vident. Le r\u00e9cit, \u00e0 la premi\u00e8re personne raconte l\u2019enfance d\u2019Eddy dans un petit village de la Somme. Famille pauvre, 5 enfants, culture t\u00e9l\u00e9 exclusivement, racisme, machisme.. Etre un homme, c\u2019est essentiel dans cette soci\u00e9t\u00e9, et voil\u00e0 que le petit Eddy est n\u00e9 avec \u00ab\u00a0des airs\u00a0\u00bb comme on le lui dit. Et bien avant qu\u2019il ne comprenne ce que cela veut dire, on le traite de p\u00e9d\u00e9, de tapette, de tarlouse. Eddy \u00e9crit pour essayer de comprendre. Ce n\u2019est pas un r\u00e8glement de compte sachant ses parents <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">\u00ab\u00a0\u00e9cras\u00e9s par les forces sociales qui les d\u00e9passaient<\/em>\u00a0\u00bb.Eddy s\u2019en est sort. Son livre est un gros succ\u00e8s. Ce n\u2019est pas un document, c\u2019est un roman tr\u00e8s fort.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">La corde<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"> \u2013 St\u00e9fan aus dem Siepen \u2013 ( Ecriture \u2013 f\u00e9vrier 2014)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Imaginez un petit village avec ses maisons<span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0 <\/span>aux toits de paille, tranquille, \u00e0 la veille des moissons. Un matin un paysan voit une grosse corde qui sort de la for\u00eat pour aboutir dans la prairie. Tiens\u00a0?<span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0 <\/span>Et ainsi d\u00e9marre ce conte philosophique. Un homme va voir dans la for\u00eat, revient bient\u00f4t, bredouille. Et la vie du village, r\u00e9gl\u00e9e comme du papier \u00e0 musique, va conna\u00eetre des drames .\u00a0 \u00ab\u00a0.\u00a0<em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">Un tremblement de terre d\u00e9vastant le village n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 un fl\u00e9au plus<\/em> <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">grave<\/em>\u00a0\u00bb que cette corde, dont on veut percer le myst\u00e8re et qui n\u2019en finit pas. Tr\u00e8s bon. Une r\u00e9flexion sur les passions humaines. En 150 pages. <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Comment j\u2019ai mang\u00e9 mon estomac<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u2013 Jacques A. Bertrand ( Juillard Janv.2014)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Ce livre va faire les d\u00e9lices des amoureux de Jacques A. Bertrand cet \u00e9crivain qui sait nous enchanter depuis \u00ab\u00a0tristesse de la Balance\u00a0\u00bb. Mais il faut savoir que dans ce livre, l\u2019auteur nous raconte une rude \u00e9preuve\u00a0: son cancer de l\u2019estomac. Il avait 20% de chances de s\u2019en sortir. Eh bien, on peut dire, apr\u00e8s 5 ans, qu\u2019il s\u2019en est sorti. Et il raconte cette aventure, \u00e0 sa mani\u00e8re si jolie. On sourit souvent\u00a0:\u00a0 <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">\u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 alarm\u00e9 le jour o\u00f9 un radiologue avec qui j\u2019avais rendez-vous avait demand\u00e9 \u00e0 sa secr\u00e9taire\u00a0; l\u2019estomac est arriv\u00e9<\/em>\u00a0? Vous voyez le style\u00a0?<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Les passagers de la foudre<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"> \u2013 Erik Larson \u2013( Cherche midi \u2013F\u00e9vier 2014)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Je peux donner un mode d\u2019emploi pour la lecture de ce livre, si l\u2019on n\u2019est pas un passionn\u00e9 des d\u00e9couvertes scientifiques ( ici, la t\u00e9l\u00e9communication sans fil par Marconi). Lisez le 1<sup>er<\/sup> chapitre o\u00f9 vous ferez connaissance du capitaine <span style=\"mso-spacerun: yes;\">\u00a0<\/span>Kaplan \u00e0 bord du transatlantique voguant vers Qu\u00e9bec. Il rep\u00e8re \u00e0 bord, un p\u00e8re et son fils qui l\u2019intriguent. Et puis rendez vous page 439 ( oui, oui) car c\u2019est l\u00e0 que \u00e7a devient palpitant. Avant vous aurez eu tous les d\u00e9tails sur les d\u00e9couvertes de Marconi, ses exp\u00e9riences, ses d\u00e9tracteurs, ses alliances, la concurrence, pendant des pages et des pages, entrecoup\u00e9es quand m\u00eame de la vie d\u2019un m\u00e9decin mari\u00e9 \u00e0 une femme \u00e9pouvantable. Donc, page 439, nous sommes sur le bateau, en compagnie du m\u00e9decin (criminel) et de sa ma\u00eetresse, ne se doutant de rien, alors que le monde entier est au courant de leur proche arrestation. Grace \u00e0 qui\u00a0?, \u00e0 Marconi bien s\u00fbr .Grace \u00e0 la TSF\u00a0! <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Ravel<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"> \u2013 Jean Echenoz \u2013 ( Editions de minuit \u2013 2006)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Une terrible envie de relire ce petit livre qui m\u2019avait tellement plu quand il est sorti. Eh bien, le charme a op\u00e9r\u00e9. J\u2019ai retrouv\u00e9 ce petit monsieur g\u00e9nial, 1,60 m et 40 K. Ses escarpins vernis sans lesquels il n\u2019est pas question de jouer en public, et ses tenues si recherch\u00e9es . A St Jean de Luz il va \u00e0 la plage\u00a0: <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">\u00ab\u00a0v\u00eatu<\/em> <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">d\u2019un peignoir jaune d\u2019or sur un maillot de bain noir \u00e0 bretelles et coiff\u00e9 d\u2019un bonnet de bain \u00e9carlat<\/em>e\u00a0\u00bb &#8211; Surement, je relirai encore cette merveille.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"><strong>Unbroken<\/strong> \u2013 Melody Grace \u2013 ( Editions prisma \u2013 Janvier 2014)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Je lis quelque part que la France lance une nouvelle cat\u00e9gorie de fiction pour les 18-25 ans\u00a0: des romans \u00e9rotiques. Au hasard, je commande \u00ab\u00a0Unbroken\u00a0\u00bb C\u2019est Juliette, 24 ans, qui , sur la route d\u2019une maison au bord de la mer, raconte comment elle avait fui cette r\u00e9gion, 4 ans avant, parce qu\u2019Emerson, son grand amour, l\u2019avait brutalement largu\u00e9e apr\u00e8s un \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9. Il faut qu\u2019elle retourne l\u00e0-bas pour vider la maison qui va \u00eatre vendue. Elle va retomber sur Emerson.. L\u2019attraction sensuelle de ces deux personnages donne lieu \u00e0 des sc\u00e8nes \u00e9rotiques tr\u00e8s brulantes, avec orgasmes incroyables. Mais pas de menottes, rien que du classique, mais tr\u00e8s tr\u00e8s hard. Si cela peut donner le gout de la lecture aux ados, bravo. C\u2019est du r\u00e8ve.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><strong style=\"mso-bidi-font-weight: normal;\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">Homme cherche femme<\/span><\/strong><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\"> \u2013 Simon Rich ( Sevil \u2013 janvier 2014)<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">En 30 petits textes, de deux ou trois pages, l\u2019auteur \u00e9voque des situations de rencontre, de vie de couples, de ruptures. Et c\u2019est tr\u00e8s dr\u00f4le. Vous voulez un exemple\u00a0: \u00ab\u00a0 <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">Je ne l\u2019ai jamais avou\u00e9 \u00e0 Alan, mais je n\u2019ai jamais aim\u00e9 ses petites amies\u2026 aussi quand j\u2019ai d\u00e9couvert qu\u2019il sortait avec M\u00e8re T\u00e9r\u00e9sa, la nouvelle me transporta de joie<\/em>\u00a0\u00bb Vous voyez, \u00e7a d\u00e9marre fort Mais le pompon, ce sont les petites annonces que les chiens envoient pour des rencontres\u00a0: <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">\u00ab\u00a0Je t\u2019ai remarqu\u00e9e au parc \u00e0 chiens de Chelsea hier soir. Tu portais un chandail rouge<\/em> <em style=\"mso-bidi-font-style: normal;\">et rien en dessous. Nous nous sommes renifl\u00e9s<\/em>.. etc\u00a0\u00bb Humour newyorkais excellent. Absurde, \u00e9mouvant souvent, surprenant toujours.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 14.0pt; line-height: 107%;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0Francine a l\u2019\u0153il vif, le geste g\u00e9n\u00e9reux et aime assez les livres pour en lire une dizaine par mois . Pire, plut\u00f4t que d\u2019envoyer des nouvelles de sa sant\u00e9 \u00e0 ses connaissances, elle leur fait partager ses plaisirs litt\u00e9raires. 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