{"id":4315,"date":"2012-01-05T12:57:29","date_gmt":"2012-01-05T11:57:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=4315"},"modified":"2012-01-05T12:57:29","modified_gmt":"2012-01-05T11:57:29","slug":"tony-gatlif-fait-danser-la-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2012\/01\/tony-gatlif-fait-danser-la-vie\/","title":{"rendered":"Tony Gatlif fait danser la vie"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4318\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Tony-Gatlif-web3.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4318\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-4318\" title=\"Tony Gatlif web\" src=\"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Tony-Gatlif-web3-300x214.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"214\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4318\" class=\"wp-caption-text\">photo Arielle bernheim<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s <\/strong><strong>Claire Seban, Serge Haguenauer, Nicolas Rom\u00e9as, Philippe Dauchez, Sylvie Crossman,<\/strong><strong> voici le portrait du r\u00e9alisateur Tony Gatlif<\/strong><strong> . Notre s\u00e9rie \u00ab\u00a0On dirait qu\u2019ils sont vivants\u00a0\u00bb continue.Les personnes que nous rencontrons, ont\u00a0 chacune un parcours de vie qui\u00a0 leur appartient. Elles ont cependant en commun une exigence qui fait qu\u2019en permanence leur \u00e9thique interroge leurs actes.<\/strong><\/p>\n<p>Quand il dit, nous \u00e9tions pauvres, d\u00e9nu\u00e9s de tout, rejet\u00e9s par tous, il ne dit rien\u00a0 d\u2019autre que ce qu\u2019il dit. Il ne s\u2019apitoie ni sur lui, ni sur les siens. Quand on aime la vie, on dit non \u00e0 tout ce qui l\u2019abime, oui \u00e0 tout ce qui peut la faire chanter, danser fut-ce au bord du gouffre.<\/p>\n<p>Tony Gatlif est n\u00e9 en 1948 dans un bidonville de la banlieue d\u2019Alger. Son p\u00e8re est Kabyle, sa m\u00e8re gitane. A l\u2019\u00e9poque, il y avait 5 enfants \u00e0 la maison. Au m\u00e9pris des riches, ils r\u00e9pondent par un \u00e9gal m\u00e9pris. Les pauvres ont forc\u00e9ment raison ( Zola).<\/p>\n<p>Tony comme ses fr\u00e8res et soeur ont eu l\u2019amour d\u2019une m\u00e8re. Elle s\u2019occupe de tout et les soigne avec des herbes. Il va pour la premi\u00e8re fois chez le m\u00e9decin \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 10 ans. Sa m\u00e8re est forte, courageuse, capable de se battre avec un de ses oncles pour les d\u00e9fendre. Son p\u00e8re et sa m\u00e8re leur font confiance. Ils peuvent partir une journ\u00e9e voire plus, sans que cela pose probl\u00e8me. Ils sont libres, parce la seule chose \u00e0 faire est de vivre sans se poser de questions. Chez eux, on ne fermait pas la porte. Il n\u2019y avait rien, donc rien \u00e0 voler. Plus tard, en maison de correction, Tony est celui qui ne ferme ni les portes, ni ne tire la chasse d\u2019eau.<\/p>\n<p>Son p\u00e8re est un f\u00eatard. Il rentrait mais on ne sait pas quand. La famille l\u2019attendait pendant des heures sur le pas de la porte. Dans la nuit noire ils apercevaient le phare zigzaguant\u00a0 de la moto, leur m\u00e8re disait aux enfants d\u2019aller se coucher.<\/p>\n<p>Rester assis plus de 10 mn \u00a0\u00e0 l\u2019\u00e9cole, \u00e9tait insupportable. Tony n\u2019aime pas le marabout qui apprend \u00e0 lire et \u00e9crire. Il les tapait. Quand un instituteur arrive avec les militaires fran\u00e7ais. Ils construisent l\u2019\u00e9cole en 24h. L\u2019instituteur et le marabout sont des emmerdeurs. Le premier apprend des choses inutiles comme la morale \u00e0 travers les Fables de la Fontaine. Les enfants n\u2019y comprennent\u00a0 rien, ce discours n\u2019a rien \u00e0 voir avec leur vie. Par contre quand le p\u00e8re racontait que pour \u00e9pater ses copains, un enfant \u00e9tait all\u00e9 planter un pieu sur une\u00a0 tombe\u00a0 et que la maladresse et le froid aidant , le pieu \u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 travers son manteau, rivant l\u2019enfant au sol, Tony et les autres comprenaient\u00a0 tr\u00e8s bien ce que cela voulait dire, d\u2019autant que l\u2019audacieux avait \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 mort\u00a0 le lendemain.<\/p>\n<p>Un jour, l\u2019instituteur\u00a0 passionn\u00e9 de cin\u00e9ma arrive avec un projecteur 16mm. Les enfants ne savent pas ce que c\u2019est. Ils aiment le cirque et croient qu\u2019ils vont assister \u00e0 un num\u00e9ro. Il projette Jeux interdits et d\u00e8s le g\u00e9n\u00e9rique ce fut magique. Et quand ils voient le train entrer en gare, ils se l\u00e8vent tous de peur d\u2019\u00eatre \u00e9cras\u00e9s. C\u2019est ainsi qu\u2019ils apprennent l\u2019histoire, la g\u00e9ographie et le reste \u00e0 travers des cin\u00e9astes engag\u00e9s, Victorio de Sica, Jean Vigo, Louis Daquin,\u00a0 Charlie Chaplin, John Ford.<\/p>\n<p>A Paris dans les ann\u00e9es 60, alors qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans un foyer de r\u00e9\u00e9ducation, Tony voit une affiche avec Michel Simon, l\u2019acteur pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de son p\u00e8re, assailli par des indiens. Il joue dans une pi\u00e8ce de Ren\u00e9 de Obaldia \u00ab\u00a0 Du vent dans les branches de Sassafras\u00a0\u00bb \u00a0au Th\u00e9\u00e2tre Grammont. Il pense\u00a0 qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un film car il ignore l\u2019existence du\u00a0 th\u00e9\u00e2tre. Il est ahuri de voir Michel Simon en chair et en os sur sc\u00e8ne. Il d\u00e9cide de lui rendre visite dans sa\u00a0 loge. L\u00e0, il croise\u00a0 des vieux acteurs vus \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Il dit \u00e0 Michel Simon qu\u2019il est pr\u00eat \u00e0 faire l\u2019indien. Ce n\u2019est pas possible. Le com\u00e9dien lui \u00e9crit une lettre de recommandation pour son impr\u00e9sario. Mais pour avoir une chance devenir acteur il faut avoir des photos. L\u2019impr\u00e9sario retrouvera Tony en train de poser, un couteau plant\u00e9 dans le c\u0153ur\u2026 Le gar\u00e7on est bricoleur et tr\u00e8s motiv\u00e9. Il int\u00e9grera tr\u00e8s vite un cours d\u2019art dramatique. Cinq ans plus tard, il est sur la sc\u00e8ne du TNP .Il joue dans une pi\u00e8ce d\u2019Edward Bond. Un autre d\u00e9butant l\u2019accompagne\u00a0: G\u00e9rard Depardieu. Il \u00e9crit alors son 1er sc\u00e9nario\u00a0\u00ab\u00a0La rage au poing\u00a0\u00bb\u00a0 inspir\u00e9 de son exp\u00e9rience des maisons de correction.<\/p>\n<p>Il affirme que les individus qu\u2019il a rencontr\u00e9s\u00a0 l\u2019ont sauv\u00e9. Comme s\u2019il savait que rester debout tient du miracle. Ainsi Michel Simon qui lui a ouvert la route du possible. Roger Blin dont il contestait la direction d\u2019acteur. Tous les soirs apr\u00e8s avoir jou\u00e9, Tony le raccompagnait chez lui. Blin ne lui en voulait nullement de s\u2019opposer \u00e0 lui . Ces d\u00e9ambulations quotidiennes leur permettent de voyager d\u2019un auteur \u00e0 l\u2019autre\u00a0 C\u2019est ainsi que Samuel Beckett, Antonin Artaud ont accompagn\u00e9 Tony\u00a0 dans le monde de la culture. Le jeune homme sait qu\u2019Artaud est son fr\u00e8re en po\u00e9sie. Il n\u2019est pas fou, si on l\u2019enferme c\u2019est parce qu\u2019il d\u00e9range, lui qui fut\u00a0 assez visionnaire pour aller chercher l\u2019origine de la transe chez les Indiens Tupamaros. Autour d\u2019Artaud, des surr\u00e9alistes, Dullin , Jean Louis Barrault, Terzieff. Blin parle aussi de ses exp\u00e9riences cin\u00e9matographiques, notamment avec Abel Gance. Gatlif est loin de porter aux nues sa prestation d\u2019acteur. Il veut faire des films. Il r\u00e9alise plusieurs courts et longs m\u00e9trages \u00e0 partir de 1975.<\/p>\n<p>En 1983, il obtiendra un succ\u00e8s avec Les Princes. Pour la premi\u00e8re fois, il revendique sa condition gitane, son regard est\u00a0 lucide et po\u00e9tique. Mais son producteur n\u2019a plus d\u2019argent et le montage du film ne peut \u00eatre finalis\u00e9. On lui recommande d\u2019aller voir G\u00e9rard Lebovici, le fondateur d\u2019Artm\u00e9dia. Jamais de la vie, on ne fait pas de compromis avec le commerce.. Mais accul\u00e9, Gatlif acceptera tout de m\u00eame de le rencontrer. Ce qu\u2019il\u00a0 ne sait pas c\u2019est que l\u2019homme est aussi l\u2019ami de Guy Debord, l\u2019\u00e9diteur des situationnistes et des r\u00e9volutionnaires anarchistes. Lebovici voit le film. Il est subjugu\u00e9. Il est pr\u00eat \u00e0 tout pour qu\u2019il puisse sortir. Il le montre \u00e0 Guy Debord qui r\u00e9digera lui-m\u00eame les slogans publicitaires\u00a0: les princes ne vont pas \u00e0 l\u2019\u00e9cole, les princes n\u2019habitent pas les HLM, les princes ne votent pas socialiste. Sauf la derni\u00e8re, ces propositions plaisent beaucoup \u00e0 Tony.Chez son nouveau producteur, Gatlif est d\u00e9sormais chez lui. Lebovici le pr\u00e9sentera \u00e0 tous ses amis et relations. Grand admirateur de Mesrine il voudrait que son prot\u00e9g\u00e9 fasse un film sur son aventure. Gatlif refuse, car Mesrine contrairement \u00e0 Andr\u00e9as Baader n\u2019a pas de projet politique, c\u2019est un assassin.<\/p>\n<p>Le 5 mars 1984, dans un parking, Lebovici est abattu \u00e0 bout portant par un inconnu. L\u2019affaire pourrait bien avoir \u00e9t\u00e9 class\u00e9e sans suite. G\u00e9rard Lebovici a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 comprendre que la puissance po\u00e9tique de Tony est aussi celle de son peuple. Un peuple assez fier pour ne jamais transiger avec sa libert\u00e9. La vie c\u2019est la libert\u00e9 et aucun pouvoir ne fera faire \u00e0 un gitan ce qu\u2019il ne veut pas faire, comme de retourner en Roumanie alors qu\u2019il veut rester ici. Les gitans ont gard\u00e9 le sens du collectif. Quand des europ\u00e9ens voyagent \u00e0 deux, eux se d\u00e9placent \u00e0 40, ils font les choses ensemble. Leur libert\u00e9, ils la paient tr\u00e8s cher. Depuis 2010, en France comme en Italie, ils sont victimes de pogroms, dont la presse n\u2019a pas parl\u00e9.<\/p>\n<p>La musique qu\u2019ils font est la langue d\u2019un peuple qui \u00e9crit avec sa chair plus qu\u2019avec l\u2019alphabet. Elle est danse, joie, d\u00e9sespoir, aspiration \u00e0 l\u2019universel et aussi un moyen de survivre. \u00ab La musique est quelque chose de vital. Sans elle, je crois que je serais incapable d&rsquo;exister, et ce depuis que je suis tout gosse. Sans constituer le moins du monde une religion, elle repr\u00e9sente le seul vrai lien entre les morts et les vivants, elle porte la joie, la douleur, la m\u00e9lancolie et l&rsquo;amour sur les sommets de l&rsquo;\u00e9motion \u00bb <em>Tony Gatlif<\/em>.<\/p>\n<p>Cette musique qui affirme la vie au paroxysme n\u2019a rien \u00e0 voir avec la vision folklorique, fasciste, qu\u2019en ont\u00a0 les dictateurs comme Franco et ses pairs qui entendent s\u2019abriter derri\u00e8re une tradition soi disant repr\u00e9sentative de leur pays. La musique vivante n\u2019a pas de borne, elle est la f\u00eate qui va jusqu\u2019\u00e0 la transe, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extase qui efface la douleur et qui gu\u00e9rit.<\/p>\n<p>Les tsiganes n\u2019ont rien \u00e0 voir avec une soci\u00e9t\u00e9 qui pousse les individus et les peuples \u00e0 avoir toujours plus pour finir par les ruiner en les mettant \u00e0 la rue. Ce que d\u00e9noncent aujourd\u2019hui \u00ab\u00a0les indign\u00e9s\u00a0\u00bb , les tsiganes l\u2019ont refus\u00e9 depuis toujours. La crise qui fait la une des m\u00e9dias accompagn\u00e9e des cures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 impos\u00e9es aux peuples d\u00e9montre\u00a0 bien que dire non n\u2019est pas seulement un acte de courage, mais une n\u00e9cessit\u00e9 vitale. Pour Tony Gatlif, le combat des Indign\u00e9s de tous les pays, est un combat essentiel.<\/p>\n<p>Il a longuement rencontr\u00e9 St\u00e9phane Hessel, l\u2019auteur du best-seller \u00ab\u00a0Indignez-vous\u00a0\u00bb,\u00a0 il s\u2019est rendu en Espagne et en Gr\u00e8ce pour filmer le combat des indign\u00e9s qui ont compris comment le syst\u00e8me capitaliste vole les peuples. Quand on demande \u00e0 un indign\u00e9 qui est le chef, il r\u00e9pond\u00a0\u00ab\u00a0c\u2019est moi le chef\u00a0\u00bb\u00a0 le chef, c\u2019est tout le monde. Ils sont unis dans la merde. Avant d\u2019autres,\u00a0 ils savent que la guerre est d\u00e9clar\u00e9e. Sur place les Indign\u00e9s refusent la cam\u00e9ra. Gatlif est seulement autoris\u00e9 \u00e0 filmer les slogans. L\u2019un d\u2019entre eux le r\u00e9jouit \u00ab\u00a0 Cam\u00e9ra et d\u00e9mocratie ne vont pas ensemble\u00a0\u00bb. Finalement, il obtient l\u2019autorisation de filmer ce qu\u2019il veut.<\/p>\n<p>Il cr\u00e9e un personnage de jeune africaine sans papiers, sans travail qui porte le regard des pays de l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 sur la crise des pays riches. Tony capte la col\u00e8re, la r\u00e9volte. Il filme le discours d\u2019un professeur et en contrepoint l\u2019Acropole, berceau de la d\u00e9mocratie. Le film \u00ab\u00a0\u00a0 Indignados\u00a0\u00bb sort le 7 Mars 2012 dans les salles et le documentaire \u00ab\u00a0Indignez vous\u00a0\u00bb en Septembre 2012 sur Arte.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, apr\u00e8s \u00ab\u00a0Libert\u00e9\u00a0\u00bb o\u00f9 pour la premi\u00e8re fois le cin\u00e9ma l\u00e8ve le voile sur les pers\u00e9cutions inflig\u00e9es aux gitans par les nazis et le gouvernement de Vichy, Tony Gatlif poursuit son combat. Avocat d\u2019un peuple de princes, il compose \u00e0 travers ses films, ses prises de position, ses \u00e9motions, une musique qui est celle de la \u00a0joie et de la libert\u00e9 au vif de la vie et de l\u2019universalit\u00e9. Sa force, sa simplicit\u00e9, son imaginaire le portent en avant. Notre humanit\u00e9 est menac\u00e9e. Tony Gatlif ne se contente pas de nous en faire prendre conscience. Il ouvre la route du possible. Merci \u00e0 lui, \u00e0 son peuple et aux indign\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Bernheim<\/strong><\/p>\n<p>Les personnes que nous pourrions rencontrer de la part de Tony :<\/p>\n<p>A Sissoko, Patrick Grandperret, Agn\u00e8s Jaoui.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Apr\u00e8s Claire Seban, Serge Haguenauer, Nicolas Rom\u00e9as, Philippe Dauchez, Sylvie Crossman, voici le portrait du r\u00e9alisateur Tony Gatlif . 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