{"id":4034,"date":"2011-11-06T16:24:38","date_gmt":"2011-11-06T16:24:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=4034"},"modified":"2011-11-06T16:24:38","modified_gmt":"2011-11-06T16:24:38","slug":"on-dirait-quils-sont-vivants-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2011\/11\/on-dirait-quils-sont-vivants-2\/","title":{"rendered":"On dirait qu\u2019ils sont vivants"},"content":{"rendered":"<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Depuis qu&rsquo;il existe Le blog de Mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre s\u2019int\u00e9resse de tr\u00e8s pr\u00e8s aux \u00eatres vivants. A partir d\u2019aujourd\u2019hui nous donnons la parole \u00e0 ceux qui ont exprim\u00e9 la volont\u00e9 de mettre leur vie quotidienne en harmonie avec leur \u00e9thique. Coh\u00e9rents ou presque, inventifs, r\u00e9sistants, modestes ou m\u00e9galo, ils nous int\u00e9ressent. Avec le temps, toutes ces d\u00e9marches confront\u00e9es les unes aux autres devraient permettre \u00e0 ceux qui en envie, de se situer et \u2026pourquoi pas de se mettre en mouvement. Les suggestions, propositions de nos lecteurs nous int\u00e9ressent. N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 entrer en contact avec nous soit par l\u2019interm\u00e9diaire du blog soit par mail\u00a0: <a href=\"mailto:Bernheimconseil@wanadoo.fr\">bernheimconseil@wanadoo.fr<\/a>. Merci.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Portrait N\u00b01 : Claire Seban et Serge Haguenauer<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_4035\" style=\"width: 520px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/web-copie-serge-et-claire6.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4035\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-4035\" title=\"Claire Seban Serge Haguenauer\" src=\"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/web-copie-serge-et-claire6.jpg\" alt=\"\" width=\"510\" height=\"342\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4035\" class=\"wp-caption-text\">Photo Arielle Bernheim<\/p><\/div>\n<p><strong>1\/<\/strong><strong>Pour les situer<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Claire Seban\u00a0 et Serge Haguenauer sont \u00a0mari et femme. Pendant 20 ans ils ont travaill\u00e9 ensemble dans l\u2019agence de communication qu\u2019ils ont cr\u00e9\u00e9. Tr\u00e8s compl\u00e9mentaires jamais concurrents, ils ont su faire appel \u00e0 des talents, graphistes, photographes, r\u00e9dacteurs, qui leur ont beaucoup apport\u00e9. Il y a un peu plus de 5 ans ils ont vendu leur agence et ouvert un restaurant \u00ab\u00a0La Table de Claire\u00a0\u00bb dans le 11<sup>\u00e8me<\/sup> arrondissement de Paris. Claire qui avait d\u00e9j\u00e0 du go\u00fbt pour la cuisine a suivi une formation et Serge par amour pour elle s\u2019est occup\u00e9 du reste. Des id\u00e9es de com, ils ont continu\u00e9 \u00e0 en avoir. Ainsi, ils ont \u00a0fait appel \u00e0 leurs copains puis \u00e0 d&rsquo;autres cuisiniers amateurs, qui sont devenus \u00ab\u00a0chef d\u2019un soir\u00a0\u00bb du restaurant. Un livre fort app\u00e9tissant en est sorti aux \u00e9ditions du Ch\u00eane. Aujourd\u2019hui, ils ont vendu le restaurant et ont achet\u00e9 une\u00a0 ferme \u00e0 Brunas sur le plateau du Larzac. Elle est assez grande pour accueillir les amis et toute personne int\u00e9ress\u00e9e par les d\u00e9bats organis\u00e9s autour du festival\u00a0\u00ab\u00a0Clair de luttes\u00a0\u00bb dont la premi\u00e8re \u00e9dition a eu lieu cet \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>2\/ Leur choix de vie <\/strong><\/p>\n<p>Ils ont gagn\u00e9 de l\u2019argent, ils ne s\u2019en cachent pas et aujourd\u2019hui gr\u00e2ce \u00e0 leurs \u00e9conomies ils peuvent mener une vie qui leur convient. Ils en avaient assez de faire un travail \u00e0 but lucratif, marre de bosser. Ils ont estim\u00e9\u00a0 qu\u2019ils avaient assez\u00a0 et pouvaient avec ce qu\u2019ils avaient, faire face jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de la retraite. Ils sont entr\u00e9s avec bonheur dans un cycle nouveau de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration, voire de rupture avec leurs habitudes de consommation. L\u2019installation r\u00e9cente dans une ferme sur le plateau du Larzac va dans ce sens. Que faire d\u2019une immense maison, sinon en faire profiter les autres. Disposant d\u2019un lieu, ils ont r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 ce qu\u2019ils pouvaient en faire et ils ont cr\u00e9\u00e9 le festival \u00ab\u00a0 Clair de luttes\u00a0\u00bb . Cet \u00e9v\u00e8nement qui rassemble des expressions de cr\u00e9ateurs, d&rsquo; artistes autour des luttes populaires, sociales,politiques, leur permet d\u2019\u00eatre en r\u00e9sonance avec les luttes des paysans du plateau et aussi d\u2019\u00eatre\u00a0 en relation avec\u00a0 les r\u00e9seaux qui d\u00e9veloppent une vision critique de la soci\u00e9t\u00e9. Serge et Claire pratiquent l\u2019ouverture, affectionnent la rencontre.. Ils existent tels qu\u2019ils sont et s\u2019en voudraient de se pr\u00e9senter comme des militants de toujours. Sans doute estiment-ils que le syst\u00e8me de plus en plus d\u00e9voreur, oblige chacun \u00e0 se situer de fa\u00e7on plus radicale. Choisir la vie que l\u2019on veut vivre est un privil\u00e8ge, Serge en a conscience. Claire\u00a0 dont les d\u00e9buts de vie ont \u00e9t\u00e9 difficiles et qui a travaill\u00e9\u00a0 dans une agence de publicit\u00e9 am\u00e9ricaine avec des gens ne pensant qu\u2019au fric, \u00a0en est partie alors qu\u2019elle n\u2019avait nullement assur\u00e9 ses arri\u00e8res. Elle sait donc par exp\u00e9rience que choisir sa libert\u00e9 est loin d\u2019\u00eatre toujours un luxe. Elle a toujours aim\u00e9 passionn\u00e9ment lire, elle a aussi travaill\u00e9 dans l\u2019\u00e9dition et dans une librairie, assumant de pas avoir \u00e9t\u00e9 form\u00e9e au d\u00e9part pour exercer un m\u00e9tier pr\u00e9cis. Aujourd\u2019hui elle est libre de son temps et de son espace et c\u2019est incroyablement bon. Avant de le vivre, elle ne savait pas \u00e0 quel point cela pouvait \u00eatre important.<\/p>\n<p>Serge lui adore faire autrement de ce qu\u2019il est convenu de faire, surtout quand c\u2019est son entourage imm\u00e9diat qui craint qu\u2019il puisse \u00e9chouer. Lui il n\u2019a pas peur. Au contraire sortir des sentiers battus le titille. Quitter le circuit n\u2019est pas vraiment dangereux, sauf qu\u2019il faut assumer de perdre sa fonction sociale.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0 Qu\u2019est-ce que vous faites\u00a0?<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0 On vit, on fait un festival<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0 Vous vivez comment\u00a0?<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u2026<\/p>\n<p>Ils sont privil\u00e9gi\u00e9s, ils en ont parfaitement conscience. Mieux ils y prennent du plaisir. Depuis 10 ans ils sont sur une pente qui leur va bien. Maintenant, loin de la grande ville et de la spirale de consommation vorace qu\u2019elle d\u00e9veloppe c\u2019est sans doute moins compliqu\u00e9 de r\u00e9sister.<\/p>\n<p><strong>3\/ Les \u00e9v\u00e8nements, les rencontres, les id\u00e9es qui les ont nourris<\/strong><\/p>\n<p><strong>Claire<\/strong><\/p>\n<p>&#8211;\u00a0 Un d\u00e9marrage difficile dans une famille explos\u00e9e. Beaucoup de douleur, beaucoup de souffrance.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0 Un premier mari\u00a0 apportant la conviction que l\u2019on peut construire sa vie sans se laisser imposer un cheminement \u00a0par les autres. Comment\u00a0?<\/p>\n<p>par l\u2019ouverture, le combat\u00a0.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0 L\u2019amour fou<\/p>\n<p>avec Serge. Accepter de changer, de courir des risques, de se mettre en p\u00e9ril, de se confronter \u00e0 de vraies difficult\u00e9s et de r\u00e9ussir \u00e0 retrouver un certain calme, une harmonie.<\/p>\n<p><strong>Serge<\/strong><\/p>\n<p>1\/ Ses \u00e9tudes d\u2019architecture aux beaux arts ont beaucoup compt\u00e9 dans sa formation politique et intellectuelle.<\/p>\n<p>2\/ Les 4 ou 5 personnes qui ont \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de sa vie professionnelle dont Laurence Madrelle graphiste qui fut sa 1<sup>\u00e8re<\/sup> femme, Jean Pierre Grunfeld ( cr\u00e9ateur de l\u2019agence Topologies ) ,Claude\u00a0 Braunstein, designer. Trente ans plus tard Serge tue le cochon avec lui en Bourgogne. Claude fut aussile 1er chef d\u2019un soir \u00e0 la Table de Claire. Sans ces rencontres d\u00e9clare Serge en toute simplicit\u00e9,\u00a0 \u00ab\u00a0on peut craindre que je n\u2019ai \u00e9t\u00e9 un peu con\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>3\/ Claire<\/p>\n<p>C\u2019est elle qui a fait stop. Elle avait horreur de cette spirale de consommation qui excitait assez Serge. Elle lui a permis d\u2019arr\u00eater \u00e7a.<\/p>\n<p><strong>4\/ Demain<\/strong><\/p>\n<p><strong>Serge<\/strong><\/p>\n<p>Le probl\u00e8me serait de vivre seul sans l\u2019autre. Sinon \u00a0c\u2019est la volont\u00e9 d\u2019avancer et les id\u00e9es qui sont les plus importants.<\/p>\n<p><strong>Claire<\/strong><\/p>\n<p>Elle n\u2019a pas eu encore la possibilit\u00e9 de prendre la mesure de ce qui se passe aujourd\u2019hui. Elle ne se sent pas encore install\u00e9e, elle n\u2019a pas encore pass\u00e9 un hiver sur le plateau.<\/p>\n<p><strong> 5\/ La ou\u00a0 les personnes dont ils admirent la d\u00e9marche<\/strong><\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 La s\u0153ur de Claire qui a connu les m\u00eames difficult\u00e9s qu\u2019elle et qui m\u00e8ne une vie libre, \u00e9quilibr\u00e9e et g\u00e9n\u00e9reuse avec tr\u00e8s peu de moyens.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 Les gens qui vivent sur le plateau. Ils ne cherchent plus autre chose, ils ont trouv\u00e9 leur \u00e9quilibre, ils sont heureux. Ils ont d\u00e9couvert que leur vie,comme ils la vivaient valait\u00a0\u00a0\u00a0 la\u00a0 peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cue.<\/p>\n<p>&#8211;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis qu&rsquo;il existe Le blog de Mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre s\u2019int\u00e9resse de tr\u00e8s pr\u00e8s aux \u00eatres vivants. A partir d\u2019aujourd\u2019hui nous donnons la parole \u00e0 ceux qui ont exprim\u00e9 la volont\u00e9 de mettre leur vie quotidienne en harmonie avec leur \u00e9thique. Coh\u00e9rents ou presque, inventifs, r\u00e9sistants, modestes ou m\u00e9galo, ils nous int\u00e9ressent. Avec le temps, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4034"}],"collection":[{"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4034"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4034\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4034"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4034"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4034"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}