{"id":941,"date":"2009-12-04T01:08:59","date_gmt":"2009-12-04T00:08:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=941"},"modified":"2009-12-04T01:08:59","modified_gmt":"2009-12-04T00:08:59","slug":"pourquoi-mardi-5","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2009\/12\/pourquoi-mardi-5\/","title":{"rendered":"Pourquoi Mardi ? n\u00b05"},"content":{"rendered":"<p>Me voil\u00e0 \u00e0 quatre pattes dans l\u2019entr\u00e9e. On pourrait croire que je guette l\u2019arriv\u00e9e<br \/>\nimminente dans mon salon, d\u2019un troupeau de bisons. Il n\u2019en est rien. Je ne regarde<br \/>\npas pousser la moquette non plus. Pench\u00e9 sur mon r\u00e9pondeur, l\u2019oreille coll\u00e9e sur le<br \/>\nhaut-parleur, j\u2019ausculte la toux de mes messages, je diagnostique leurs<br \/>\ncrachotements, je num\u00e9rise leurs gribouillis sonores, au milieu desquels \u00e9mergent de<br \/>\ndr\u00f4les de phrases. M\u00eames mots, m\u00eame intonation depuis tout \u00e0 l\u2019heure : \u00ab 62 rue<br \/>\nBarbe \u00bb \u2013 Clonck ! &#8230; \u00ab 62 rue Barbe \u00bb \u2013 Clonck ! Clonck ! &#8230; \u00ab 62 rue Barbe \u00bb \u2013<br \/>\nClonck ! &#8230; Toujours cette m\u00eame voix de femme, \u00e0 intervalles r\u00e9guliers. Difficile de lui<br \/>\ndonner un \u00e2ge, ou d\u2019anticiper sur ses mensurations, son style de lingerie ; florale, \u00e0<br \/>\npois&#8230; mais le timbre est sucr\u00e9, tout en finesse ; il d\u00e9gage des ar\u00f4mes bois\u00e9s et<br \/>\nquelques notes de fruits rouges par-ci, par-l\u00e0, la bouche reste ronde, ample,<br \/>\npersistante et vive ; \u00e9quilibr\u00e9e sur la douceur et ne manque pas d\u2019intensit\u00e9, avec une<br \/>\npointe de british accent. Voix de femme, dis-je. J\u2019en suis s\u00fbr ; ou alors, il est bien<br \/>\njeune. \u00ab Rue Barbe&#8230; Ici, rue Barbe \u00bb \u2013 Clonck ! \u00ab Vous m\u2019entendez&#8230; ? 62 rue<br \/>\nBarbe, mais on vous attend&#8230; \u00bb \u2013 Clonck ! \u00ab &#8230; au 62 \u00bb \u2013 Clonck !<br \/>\nAlors comme \u00e7a ; non seulement, depuis quelques jours, les appels t\u00e9l\u00e9phoniques du<br \/>\nmonde entier d\u00e9rivent sur mon num\u00e9ro, comme aspir\u00e9s par une tornade num\u00e9rivore ;<br \/>\nmais maintenant, je dois, en plus, h\u00e9berger les conversations de tous les radios taxis<br \/>\nde la plan\u00e8te !? Pour qui me prend-on ? \u2013 Clonck ! &#8230; \u00ab 62 rue Barbe&#8230; le jour \u00ab J \u00bb<br \/>\nne peut avoir lieu sans vous, je r\u00e9p\u00e8te : 62 rue&#8230; \u00bb \u2013 Clonck ! Mais qu\u2019est-ce qu\u2019elle<br \/>\nraconte ? On est loin des langueurs monotones de Verlaine, cependant, la dr\u00f4le de<br \/>\nvoix blesse mon coeur. Et qui est ce Clonck ? Je capte, capte, capte&#8230; C\u2019est fou !<br \/>\ncomme je capte l\u2019attention en ce moment. Moi, le discret, si peureux du moindre<br \/>\ncontact. \u2013 Clonck !! Prends donc ! \u00ab &#8230; 62 rue Barbe&#8230; \u00bb Alors, ce serait \u00e7a : l\u2019effet<br \/>\nblog ? Merci Fran\u00e7ois, vraiment. On me prend pour un taxi maintenant, mais<br \/>\nlesquels&#8230; ? G7 ? G8 ? G20 ? P4 ? K2R ? Non, je ne suis pas joueur. Coul\u00e9&#8230; ? De<br \/>\ntoute fa\u00e7on, je n\u2019ai pas de voiture. En revanche, j\u2019ai un guide de Paris. Ce n\u2019est pas<br \/>\naussi pratique, j\u2019en conviens, mais \u00e7a consomme moins et je trouve toujours une<br \/>\nplace sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re pour le garer. Il stationne \u00e0 demeure ; dans ma biblioth\u00e8que. Pas<br \/>\nd\u2019attente. \u00c0 la moindre course, il est disponible et ne m\u2019insulte pas si j\u2019oublie le<br \/>\npourboire. Apr\u00e8s, c\u2019est une autre affaire et je ne suis pas l\u00e0 pour chanter les<br \/>\nlouanges de la RATP.<br \/>\nCette rue doit bien exister quelque part. J\u2019en ai crois\u00e9 d\u00e9j\u00e0, de ces rues avec des<br \/>\nnoms \u00e0 coucher dehors au clair de la lune et sans ami Pierrot, ou bien sous les<br \/>\nponts, avec l\u2019eau courante et les sir\u00e8nes de flics qui chantent au loin ; mais celle-l\u00e0,<br \/>\njamais. Recherche. Dans mon guide, les noms de rues, tordus &#8211; parfois tordants ; ne<br \/>\nmanquent pas. Souvent m\u00eame ils se croisent, carrefour des paradoxes. Ainsi, je<br \/>\nrel\u00e8ve : un Passage d\u2019Enfer et une rue Paradis, une Cour de la Maison Br\u00fbl\u00e9e et une<br \/>\nrue Cendriers, une rue de la Lune et une cour du soleil d\u2019Or, une all\u00e9e des brouillards<br \/>\net une rue de la Ga\u00eet\u00e9, une rue des Bons Vivants et une rue du Repos, j\u2019en passe&#8230;<br \/>\nMais de Rue Barbe, point. Autant chercher un poil dans une tarte aux Myrtilles. Me<br \/>\nvoil\u00e0 d\u00e9courag\u00e9 d\u2019avance et je me sens soudain aussi d\u00e9risoire, qu\u2019une lame de<br \/>\nrasoir devant les ZZ Top.<br \/>\nPrenant mon courage \u00e0 deux doigts, je guette et j\u2019appuie sur la voix ; juste quand elle<br \/>\npasse sur le 62. \u00ab All\u00f4&#8230; ? \u00bb Fais-je en prenant un ton des plus affables. La r\u00e9ponse<br \/>\nne tarde pas : \u00ab Oh, Monsieur, Monsieur&#8230; S\u2019il vous pla\u00eet, venez vite, il n\u2019y a plus une<br \/>\nminute&#8230; \u00bb La voix sanglote, \u00e0 pr\u00e9sent, c\u2019est la m\u00eame que tout \u00e0 l\u2019heure, mais en<br \/>\nsmall : 1 m 58, pas plus. Je n\u2019aime pas qu\u2019une femme pleure dans mon t\u00e9l\u00e9phone,<br \/>\nc\u2019est de mauvaise augure. Apr\u00e8s, j\u2019ai l\u2019impression que le combin\u00e9 est mouill\u00e9 de<br \/>\nlarmes ; parfois m\u00eame, je suis oblig\u00e9 de sortir un Kleenex pour essuyer cette<br \/>\nsaloperie de chagrin contagieux. Afin de donner \u00e0 notre \u00e9change verbal une certaine<br \/>\ntenue et un tour plus jovial ; je ne luis dis pas les mots bleus, les mots qu\u2019on dit avec<br \/>\nles yeux, mais les mots Treets ; ceux qui fondent : dans la bouche \u2013 pas dans la<br \/>\nmain. Je lui raconte mes origines Franco-Batraciennes, je lui confie que j\u2019ai failli \u00eatre<br \/>\nchang\u00e9 en crapaud par une f\u00e9e, je lui avoue que je ne suis pas prince et charmant,<br \/>\nencore moins, mais charmeur ; parfois&#8230; Je lui apprends aussi que je me suis perdu,<br \/>\n\u00e0 l\u2019\u00e2ge d\u2019un an, dans un Bayrynthe (je sais qu\u2019elle s\u2019en fout, mais c\u2019est important pour<br \/>\nmoi) et qu\u2019apr\u00e8s, pendant l\u2019enfance, mes camarades et moi-m\u00eame n\u2019avions que nos<br \/>\ngrenadines pour faire monter notre adr\u00e9naline. Je lui conte enfin l\u2019histoire v\u00e9ridique,<br \/>\net en version non-expurg\u00e9e, du Grand m\u00e9chant loup et du petit poisson rouge ; cellel\u00e0<br \/>\nm\u00eame qui inspira Charles Perrault ; un usurpateur n\u00e9 ! \u2013 para\u00eet-il &#8211; un lundi 12<br \/>\njanvier 1628&#8230; Je m\u2019en doutais.<br \/>\nMon grand d\u00e9ballage amical n\u2019a aucun effet sur la pleureuse, qui redouble de<br \/>\nd\u00e9sespoir. La voix s\u2019essouffle, les crachotements s\u2019intensifient et je crois bien<br \/>\nl\u2019entendre \u00e9noncer la chose suivante : \u00ab Venez, je vous en supplie, nous sommes en<br \/>\nretard&#8230; Et la r\u00e9volution attend&#8230; \u00bb \u00ab Mais. Enfin&#8230; o\u00f9 \u00eates-vous&#8230; ? All\u00f4&#8230;<br \/>\nMadame&#8230; \u00bb Croassai-je, la voix coup\u00e9e par son \u00e9motion. \u00ab Madame&#8230; ? Mais,<br \/>\nMadame&#8230; ? Qui \u00eates-vous ?! \u00bb Silence, h\u00e9sitation, \u00e7a renifle \u00e0 l\u2019autre bout.<br \/>\n\u00ab Ruby&#8230; \u00bb Prononce-t-elle enfin. \u2013 Clonck ! \u00ab &#8230; 62 \u00bb \u2013 Clonck ! \u00ab &#8230; rue Barbe \u00bb \u2013<br \/>\nClonck ! Clonck !&#8230; C\u2019est fini, je raccroche. Il n\u2019y a plus personne. Elle s\u2019en est<br \/>\nretourn\u00e9e dans les limbes \u00e9lectromagn\u00e9tiques du pays des t\u00e9l\u00e9phones, par-del\u00e0 les<br \/>\ntoits de la ville et par-del\u00e0 les oc\u00e9ans aussi peut-\u00eatre. Je ne sais, d\u2019o\u00f9 elle lance son<br \/>\nappel ; sa bouteille am\u00e8re. Son \u00e9moi vient de se diluer dans la bande de fr\u00e9quence<br \/>\nuniverselle, ses mots ne sont maintenant plus que des pulsions cod\u00e9es. Sa voix<br \/>\npourtant, chemine encore. Elle module, dans les circonvolutions de mon conduit<br \/>\nauditif, et gravit lentement l\u2019escalier en colima\u00e7on qui m\u00e8ne aux zones sensorielles,<br \/>\npuis amygdaliennes de mon cerveau ; l\u00e0 o\u00f9 s\u00e9journe encore, mais plus pour tr\u00e8s<br \/>\nlongtemps &#8211; je le crains &#8211; ma m\u00e9moire.<br \/>\n\u00c0 ce moment ; dans la rue en bas, un vitrier passe. Un vitrier comme autrefois, avec<br \/>\nsa charrette et ses plaques de verre sagement rang\u00e9es dans leurs cadres en bois. Et<br \/>\nmoi je jure que je l\u2019entends crier, de cette voix caract\u00e9ristique ; comme sortie d\u2019un<br \/>\nfilm de Renoir ; non pas : \u00ab Vitrier&#8230; ! \u00bb Mais \u00ab Vies bris\u00e9es&#8230; ! Vies bris\u00e9es&#8230; ! \u00bb<br \/>\nAlors, je descends, quatre \u00e0 quatre, pour voir \u00e0 quoi \u00e7a ressemble des vies neuves ;<br \/>\ntoutes fragiles, avec leurs transparences et leurs reflets prometteurs qui doivent<br \/>\ndanser dans la lumi\u00e8re. Je me dis m\u00eame, tiens&#8230; si j\u2019en trouve une \u00e0 ma taille, \u00e7a doit<br \/>\nvaloir le coup de se la faire poser ; mais le vitrier a disparu. Sur le trottoir, il n\u2019y a que<br \/>\ndes pigeons. Des pigeons parisiens, une machine \u00e0 becter en rond, tr\u00e8s affair\u00e9e ;<br \/>\nune couronne de plumes avec, en son centre, un cro\u00fbton.<br \/>\nComme je ne trouve d\u00e9cid\u00e9ment pas la rue Barbe, sur aucun plan de Paris, je d\u00e9cide<br \/>\nde retourner sur les quais, afin de demander conseil \u00e0 mon bouquiniste du pont de<br \/>\nl\u2019Alma. Celui que j\u2019ai ; \u00e0 cause du mim\u00e9tisme dont il \u00e9tait afflig\u00e9, aimablement<br \/>\nsurnomm\u00e9 : le Zouave (voir : Pourquoi mardi N\u00b03). Il fait beau. Mon Zouave, qui doit &#8211;<br \/>\nje l\u2019ai remarqu\u00e9 l\u2019autre jour &#8211; avoir plus souvent le nez dans le vin que les pieds dans<br \/>\nl\u2019eau ; est install\u00e9 sur son pliant, l\u2019oeil canaille et la moustache d\u00e9j\u00e0 au mouillage<br \/>\ndans un gobelet de Beaune enfant J\u00e9sus dont j\u2019aper\u00e7ois la bouteille ; planqu\u00e9e<br \/>\nderri\u00e8re une \u00e9dition reli\u00e9e de la vie de sainte Bernadette. Il me reconna\u00eet, et se laisse<br \/>\ntout d\u2019abord aller \u00e0 quelques confidences, aussi vinicoles que litt\u00e9raires : ainsi, il<br \/>\navoue avoir encore \u00e0 l\u2019\u00e9talage, une demi-bouteille de B\u00e2tard Montrachet derri\u00e8re<br \/>\n\u00ab L\u2019\u00e9tranger \u00bb de Camus, et un Chablis mont\u00e9e de Tonnerre, derri\u00e8re \u00ab Mein<br \/>\nKampf \u00bb. Il pr\u00e9cise, \u00e0 ce sujet, qu\u2019il va devoir changer la bouteille de livre ; \u00e0 cause<br \/>\nde l\u2019acidit\u00e9 que donne le texte au vin. Par politesse, je lui demande comment il a<br \/>\nd\u00e9marr\u00e9, tout en d\u00e9plorant que la vocation de biblioth\u00e9caire-pr\u00e9caire-glandeur-chef<br \/>\nne s\u2019attrape plus tellement de nos jours. Lui, raconte-t-il, c\u2019est un accident du travail<br \/>\nqui l\u2019a men\u00e9 jusque-l\u00e0. Il pr\u00e9tend s\u2019\u00eatre bless\u00e9 \u00e0 l\u2019arme blanche, en vendant Hara-Kiri<br \/>\nsous le manteau dans les ann\u00e9es 60, quand le journal \u00e9tait au plus mal avec la<br \/>\ncensure. En blaguant, je le mets au d\u00e9fi d\u2019exhiber sa cicatrice. Ni une, ni deux, il se<br \/>\nd\u00e9poitraille ; il en a une. Je n\u2019ai, je crois, jamais vu aussi jolie fa\u00e7on de passer sous<br \/>\nsilence une op\u00e9ration \u00e0 coeur ouvert. Et c\u2019est le cas de le dire, il n\u2019en finit plus de se<br \/>\nd\u00e9voiler. Il me raconte encore qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, il \u00e9tait chanteur d\u2019un groupe de<br \/>\nRock, sous le nom de Jimmy Norton et les Chacals, \u00ab Attention, hein&#8230; pas<br \/>\nconfondre avec Willy Balton et les Rapaces. \u00bb Pr\u00e9cise-t-il en raillant son concurrent<br \/>\nle plus virulent, mieux connu aujourd\u2019hui sous le nom de Robert Hue, ancien leader<br \/>\ndu parti communiste. \u00ab Ah, autrefois&#8230; c\u2019\u00e9tait plus facile de se faire un nom dans le<br \/>\nrock que dans la politique ! \u00bb Ass\u00e8ne-t-il. Je ne peux qu\u2019acquiescer ; il ajoute :<br \/>\n\u00ab C\u2019est dur le Rock n\u2019Roll pour les jeunes, aujourd\u2019hui&#8230; Au mieux, quand un ringard<br \/>\na du succ\u00e8s, il est portier \u00e0 l\u2019Olympia. \u00bb Comme il s\u2019interrompt pour vendre un Paris-<br \/>\nHollywood \u00e0 deux japonais en qu\u00eate de pubis vintage, mais glabres, j\u2019en profite pour<br \/>\nposer, fort \u00e0 propos, ma question : \u00ab Et&#8230; Vous connaissez la rue Barbe ? \u00bb Il s\u2019arr\u00eate<br \/>\nnet ; me lance un regard \u00e9trange, puis \u00e9clate de rire.<\/p>\n<p>Jean Fran\u00e7ois Crance<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Me voil\u00e0 \u00e0 quatre pattes dans l\u2019entr\u00e9e. On pourrait croire que je guette l\u2019arriv\u00e9e imminente dans mon salon, d\u2019un troupeau de bisons. Il n\u2019en est rien. Je ne regarde pas pousser la moquette non plus. 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