{"id":4255,"date":"2011-12-07T10:40:36","date_gmt":"2011-12-07T10:40:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=4255"},"modified":"2011-12-07T10:40:36","modified_gmt":"2011-12-07T10:40:36","slug":"philippe-dauchez-le-grand-aventurier-du-theatre-africain","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2011\/12\/philippe-dauchez-le-grand-aventurier-du-theatre-africain\/","title":{"rendered":"Philippe Dauchez le grand aventurier du th\u00e9\u00e2tre africain"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_4257\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ARI03963.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4257\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-4257\" title=\"_ARI0396\" src=\"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ARI03963-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4257\" class=\"wp-caption-text\">photo Arielle bernheim<\/p><\/div>\n<p>Apr\u00e8s le portrait\u00a0 de Claire Seban et Serge Haguenauer, qui  inaugurait la s\u00e9rie\u00a0 \u00ab\u00a0on dirait qu\u2019ils sont vivants\u00a0\u00bb Mardi \u00e7a fait  d\u00e9sordre a rencontre Nicolas Rom\u00e9as directeur de la revue <em>Cassandre<\/em>\/Horschamp et aujourd&rsquo;hui Philippe Dauchez, un homme qui a su \u00e9cout\u00e9 l&rsquo;Afrique autant qu&rsquo;il lui a apport\u00e9 le meilleur de la culture occidentale.Comme pr\u00e9c\u00e9demment, il s\u2019agit de dialoguer avec des individus qui  expriment une volont\u00e9 forte de\u00a0 coh\u00e9rence entre\u00a0 leurs actes et leur  pens\u00e9e.<\/p>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Rep\u00e8res<\/strong><\/p>\n<p>Premi\u00e8re grande \u00e9tape, sa naissance en 1929. Son p\u00e8re meurt en 1930. A peine n\u00e9, Philippe est d\u00e9j\u00e0 orphelin. Sa m\u00e8re se refugie avec ses deux enfants chez sa m\u00e8re \u00e0 Chartres. Son enfance sera donc encadr\u00e9e par des \u00ab\u00a0dames\u00a0\u00bb. Si son p\u00e8re avait v\u00e9cu, il n\u2019aurait pas quitt\u00e9 Paris. Quant sa m\u00e8re\u00a0\u00a0 demande \u00e0 ses enfants\u00a0 la permission de se remarier, Philippe a 15ans.<\/p>\n<p>Toute la famille ira donc vivre \u00e0 Versailles. En 1949, il a 20 ans, il rencontre une jeune fille qui fait ses \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00e0 Alger, il en tombe amoureux.Il a aussi envie de mettre de la distance avec son milieu petit-bourgeois. Il part faire son service militaire en Alg\u00e9rie. A Alger, il fait connaissance des gens du centre d\u2019art\u00a0 dramatique. Cette rencontre cristallise son int\u00e9r\u00eat\u00a0 pour le th\u00e9\u00e2tre.\u00a0 Ils montent de nombreux spectacles\u00a0 dont le Partage de midi de Paul Claudel. L\u2019exp\u00e9rience sera pour lui fabuleuse. Il se trouve au coeur d\u2019un melting pot confessionnel dont il appr\u00e9cie beaucoup la richesse. Apr\u00e8s une repr\u00e9sentation, un spectateur vient le voir\u00a0: \u00ab\u00a0si vous venez \u00e0 Paris, j\u2019aimerais qu\u2019on travaille ensemble\u00a0\u00bb. C\u2019\u00e9tait Albert Camus. Philippe, ne voyait pas tr\u00e8s bien qui \u00e9tait Camus et ce qu\u2019il irait faire \u00e0 Paris. Par ailleurs,\u00a0 la situation devient de plus tendue entre la France et l\u2019Alg\u00e9rie. Philippe va \u00eatre rappel\u00e9 sous les drapeaux, mais il\u00a0 ne se r\u00e9sout pas \u00e0 participer \u00e0 l\u2019entreprise dite de pacification. Il file en douce. En France, sa m\u00e8re\u00a0 le met en contact avec un g\u00e9n\u00e9ral susceptible de r\u00e9gulariser sa situation. Comble d\u2019ironie, ce dernier lui proposera de travailler dans un service de recherche des d\u00e9serteurs. Il tiendra 4 mois. Un copain m\u00e9decin l\u2019aidera \u00e0 \u00eatre malade. Il est donc r\u00e9form\u00e9.\u00a0 Albert Camus monte un spectacle pour le festival d\u2019Angers. Sur les conseils de sa m\u00e8re,il va le voir. Camus lui dit\u00a0 \u00ab\u00a0je vous attendais\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il a quatre spectacles sur les bras dont Caligula et il demande \u00e0 Philippe de l\u2019assister. L\u2019aventure d\u00e9marr\u00e9e en 1957\u00a0 va durer\u00a0 plus de trois ans, avec des com\u00e9diens fabuleux. Camus qui vient de recevoir le prix Nobel, veut avec l\u2019argent qu\u2019il a touch\u00e9, racheter le th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Ath\u00e9n\u00e9e, notamment pour y monter trois versions de Don Juan. Camus qui \u00e9tait fascin\u00e9 par les femmes\u00a0 et\u00a0 \u00e0 l\u2019\u00e9poque amoureux de Maria Casar\u00e8s veut montrer la profondeur\u00a0 et la complexit\u00e9 du Don Juanisme.<\/p>\n<p>Le 3 Janvier 1960, Philippe \u00e9coute\u00a0 les informations \u00e0 la radio\u00a0.Les lettres\u00a0 Fran\u00e7aises sont en deuil annonce le speaker.<\/p>\n<p>Philippe croit que Sartre est\u00a0 mort. H\u00e9las, c\u2019\u00e9tait Camus. Apr\u00e8s 3 ans de travail en\u00a0 commun au quotidien, il a l\u2019impression d\u2019avoir perdu un second p\u00e8re. Il ne veut plus faire de th\u00e9\u00e2tre. Il collabore \u00e0 la conception de films scientifiques pour Lascaux. Ensuite Jean Dast\u00e9 lui propose de venir animer la maison de la Culture de Saint Etienne. Il y restera 3\u00a0 ans.Il dirigera ensuite la maison de la culture de Chelles. A br\u00fble pourpoint on lui demande si cela l\u2019int\u00e9resserait de partir au Cameroun. Le ministre de la culture veut cr\u00e9er le Th\u00e9\u00e2tre National du Cameroun. Pourquoi pas\u00a0!<\/p>\n<p>Le ministre ne sait pas quel contenu donner au projet. Philippe \u00e0 priori non plus. Le ministre lui propose de faire pendant trois mois le tour du pays et ensuite de revenir le voir. Philippe rencontre une dame tr\u00e8s sympathique qui le fera assister \u00e0 une initiation en for\u00eat. L\u2019ambiance est magique, fascinante. Il voit des gens danser et entrer en transe au milieu des flammes. Le grand pr\u00eatre lui propose de participer\u00a0 \u00e0 d\u2019autres s\u00e9ances. Elles seront toutes aussi passionnantes. Un matin un homme est enterr\u00e9 au fond d\u2019un trou. On allume un feu, on danse toute la nuit. Au matin suivant, le grand pr\u00eatre dit\u00a0: Lazare l\u00e8ve toi. Et l\u2019homme se rel\u00e8ve. Il est bless\u00e9 mais vivant.<\/p>\n<p>Philippe sait maintenant ce qu\u2019il veut faire. Il revoit le ministre et lui propose de monter un th\u00e9\u00e2tre sur la base mystique des myst\u00e8res du Moyen Age. Le ministre trouve l\u2019id\u00e9e exceptionnelle. Il lui donne un budget pour mettre en place un centre culturel et proc\u00e9der\u00a0 au recrutement de 20 com\u00e9diens.<\/p>\n<p>Il y aura 600 candidats. 16 seront engag\u00e9s. En trois ans et demi, 13 spectacles seront mont\u00e9s conformes \u00e0 l\u2019id\u00e9e initiale. Un autochtone sera recrut\u00e9 pour remplacer Philippe. Ce dernier apprend que l\u2019on cherche quelqu\u2019un \u00e0 Bamako pour remplacer un professeur d\u2019art th\u00e9\u00e2tral malade et donne son accord pour 6 mois, le temps de former des com\u00e9diens. Ce choix n\u2019est pas facile pour lui. Il a 3 filles\u00a0 et gardera la petite derni\u00e8re avec lui. Il d\u00e9couvre le th\u00e9\u00e2tre Koteba qui aide \u00e0 la prise de conscience collective des probl\u00e8mes d\u2019une population en introduisantt\u00a0 la distance du rire et la capacit\u00e9 de chacun de concourir avec tous \u00e0 trouver une solution. Treize \u00e9quipes diff\u00e9rentes sont mont\u00e9es pour parcourir le pays en fonction des besoins, des diff\u00e9rentes ethnies, et des probl\u00e8mes qui se posent aux enfants perturb\u00e9s\u00a0 et aux adultes. Les associations sont\u00a0 tr\u00e8s\u00a0 impliqu\u00e9es dans ce travail, dont France\u2013Libert\u00e9 de Dani\u00e8le Mitterand. 40 puits ont \u00e9t\u00e9 creus\u00e9s dans diff\u00e9rents villages. Au bout de 2 ans, on s\u2019aper\u00e7oit que 20 sont pollu\u00e9s. De fait l\u2019eau est utilis\u00e9e, tant pour boire que\u00a0 pour laver\u00a0 gens et animaux, sans distinction. Il faudra donc expliquer, donner le mode d\u2019emploi.<\/p>\n<p>Les chefs des diff\u00e9rents villages sont demandeurs. 150 repr\u00e9sentations seront donn\u00e9es. Dani\u00e8le Mitterand envoie tout de suite l\u2019argent n\u00e9cessaire \u00e0 la concr\u00e9tisation de ce projet. Aujourd\u2019hui 80 spectacles diff\u00e9rents tournent. Ils traitent principalement de l\u2019\u00e9ducation des enfants et des probl\u00e8mes conjugaux. Les spectacles durent\u00a0 en g\u00e9n\u00e9ral 50 mn et donnent lieu \u00e0 deux heures de discussion. Les probl\u00e8mes de sant\u00e9 sont \u00e9galement pris en compte. Le p\u00e8re et le grand p\u00e8re de Philippe \u00e9taient m\u00e9decins. Il aurait du suivre cette voie royale. La pratique th\u00e9\u00e2trale \u00e0 fin th\u00e9rapeutique\u00a0 de l\u2019h\u00f4pital du Point G \u00e0 Bamako r\u00e9concilie sa double vocation. Gr\u00e2ce \u00e0 cela d\u2019anciens malades peuvent \u00e0 leur tour\u00a0 soigner les malades qui y s\u00e9journent aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Pour les 25 ans consacr\u00e9s au service du th\u00e9\u00e2tre au Mali, un hommage particulier a \u00e9t\u00e9 rendu \u00e0 Philippe Dauchez qui a form\u00e9 un grand nombre de com\u00e9diens. Durant la c\u00e9r\u00e9monie inaugurale du Festival du Th\u00e9\u00e2tre des R\u00e9alit\u00e9s, le ministre malien de la Culture, a rendu hommage au septuag\u00e9naire qui a pris femme au Mali.<\/em><em><br \/>\n<\/em><em>Voici un article publi\u00e9 dans le journal de pr\u00e9sentation du Festival en 2003.<\/em><\/p>\n<p><strong><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Un quart de si\u00e8cle au service du th\u00e9\u00e2tre au Mali.<\/em><\/strong><em><br \/>\nS&rsquo;il existe aujourd&rsquo;hui un homme \u00e0 qui l&rsquo;on doit l&rsquo;\u00e9closion d&rsquo;un grand nombre de talents dans le domaine du th\u00e9\u00e2tre, c&rsquo;est bien \u00ab\u00a0le vieux\u00a0\u00bb, Philippe Dauchez. Ce septuag\u00e9naire fort sympathique, au dos l\u00e9g\u00e8rement courb\u00e9 par le poids des ann\u00e9es, est encore tr\u00e8s actif et profond\u00e9ment enthousiaste quant \u00e0 la promotion d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre \u00ab\u00a0utile\u00a0\u00bb, qui soit un instrument d&rsquo;\u00e9veil au service de la conscience populaire. Philippe est un ma\u00eetre, un grand dont on peut \u00eatre fier d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve. Cet homme modeste m\u00e9rite la reconnaissance des Maliens et du Th\u00e9\u00e2tre en Afrique.<\/em><\/p>\n<p><em>Arriv\u00e9 \u00e0 Bamako en 1978, il avait alors 50 ans, il en a aujourd&rsquo;hui 75. Il aura consacr\u00e9 24 ans \u00e0 l&rsquo;enseignement d&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre \u00ab\u00a0universel\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;INA de Bamako. Au Mali, Philippe Dauchez a d\u00e9couvert le Kot\u00e9ba, cette forme th\u00e9\u00e2tre qu&rsquo;il d\u00e9finit comme un retour aux sources du th\u00e9\u00e2tre, autant par les sujets envisag\u00e9s que par les contacts qui s&rsquo;y \u00e9tablissent. Le professeur a alors compl\u00e8tement modifi\u00e9 sa fa\u00e7on d&rsquo;enseigner. Il aurait pu enseigner les Racine, Corneille et autres, mais il s&rsquo;est mis \u00e0 faire un th\u00e9\u00e2tre fondamentalement ax\u00e9 sur l&rsquo;improvisation, \u00e0 partir de th\u00e8mes pr\u00e9cis. Il a mont\u00e9 pr\u00e8s de 80 spectacles avec des \u00e9quipes d&rsquo;inspirations diff\u00e9rentes (Dogon, Bambara, Malink\u00e9).\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Les gens qui ont compt\u00e9 pour lui<\/strong><\/p>\n<p>De sa m\u00e8re, grande violoncelliste lui est venu le go\u00fbt pour la musique. Il adore l\u2019op\u00e9ra. Sa relation \u00e0 Camus l\u2019a tr\u00e8s fortement marqu\u00e9. Elle fut autant intellectuelle, affective, qu\u2019artistique. Le Probl\u00e8me de Don Juan touchait de tr\u00e8s pr\u00e8s Camus, il travaillait beaucoup, avait un grand app\u00e9tit de la vie et dormait tr\u00e8s peu. Dans la vie de Philippe les femmes ont eu aussi beaucoup d\u2019importance.<\/p>\n<p>D\u2019abord, sa m\u00e8re, sa grand-m\u00e8re, ensuite sa femme qui a \u00e9t\u00e9 la secr\u00e9taire de Jean Vilar. Elles ont ouvert\u00a0 un autre horizon que celui auquel son p\u00e8re camelot du roi\u00a0 le pr\u00e9destinait. Au Cameroun, il a connu une femme exceptionnelle qui lui\u00a0 a expliqu\u00e9 l\u2019inexplicable force de l\u2019Afrique. Nassira l\u2019a emmen\u00e9 chez elle, lui a fait d\u00e9couvrir le peuple Malink\u00e9 (ou mandingue) Pour Nassira, les Malink\u00e9s sont un peuple de seigneurs, les autres ne sont que\u00a0 des esclaves\u2026 Sur ce point, Philippe n\u2019est pas du tout d\u2019accord avec elle m\u00eame si leur langue, comme le grec est aussi \u00e0 l\u2019origine des autres langues d\u2019Afrique de l\u2019ouest, comme le Bambara.<\/p>\n<p>Elle lui a aussi fait d\u00e9couvrir la convivialit\u00e9 africaine.\u00a0 En tourn\u00e9e par exemple, les com\u00e9diens refusent de dormir dans une chambre individuelle. Ils ont besoin de parler et de vivre ensemble jour et nuit. Souvent il se demande ce qu\u2019aurait \u00e9t\u00e9 sa vie si son p\u00e8re et Camus avaient v\u00e9cu.<\/p>\n<p><strong>Demain\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Il a 83 ans. Il va retourner au Mali, revenir, mais n\u2019a plus envie de faire de projets. Il va souvent au th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Paris, en particulier au Th\u00e9\u00e2tre du Nord Ouest qui donne tous les jours trois repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p><strong>Des gens \u00e0 rencontrer\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Sa fille Nathalie Dauchez dont il admire le travail et qui a cr\u00e9\u00e9 une \u00e9cole du cirque \u00e0 Paris.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le portrait\u00a0 de Claire Seban et Serge Haguenauer, qui inaugurait la s\u00e9rie\u00a0 \u00ab\u00a0on dirait qu\u2019ils sont vivants\u00a0\u00bb Mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre a rencontre Nicolas Rom\u00e9as directeur de la revue Cassandre\/Horschamp et aujourd&rsquo;hui Philippe Dauchez, un homme qui a su \u00e9cout\u00e9 l&rsquo;Afrique autant qu&rsquo;il lui a apport\u00e9 le meilleur de la culture occidentale.Comme pr\u00e9c\u00e9demment, il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4255"}],"collection":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4255"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4255\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4255"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4255"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4255"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}