{"id":2959,"date":"2010-09-30T09:08:04","date_gmt":"2010-09-30T08:08:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cafaitdesordre.com\/blog\/?p=2959"},"modified":"2010-09-30T09:08:04","modified_gmt":"2010-09-30T08:08:04","slug":"comment-se-faire-du-bien-2-les-reponses-de-tata-miloudajanine-bharucha-nathalie-krafft-a-suivre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/2010\/09\/comment-se-faire-du-bien-2-les-reponses-de-tata-miloudajanine-bharucha-nathalie-krafft-a-suivre\/","title":{"rendered":"(2) Les r\u00e9ponses de Ian Bintner,Micheline Mattar Nouneh, Jean Paul Berthet  et&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><strong>de<\/strong> <strong>Maryse Vannier,Fran\u00e7ois Bernheim <\/strong>,<strong>C\u00e9line Vuillet, Catherine Malaval, Fabrice Midal,<\/strong><strong> Mich\u00e8le Fontaine, J\u00e9r\u00f4me Saglier, Minteh N&rsquo;Fanteh,\u00a0 Belinda Cannone, Nicolas Rom\u00e9as, Daniel Kupferstein<\/strong>,<strong>Tata Milouda, Janine Bharucha, Nathalie Krafft<\/strong><\/p>\n<p><em>Voir plus bas les autres contributions ( comment se faire du bien ( 1 )<\/em><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Ian Bintner<\/span><\/p>\n<p>Se faire du bien, par \u00e9crit ou par dessin.<\/p>\n<p>On commence d\u00e9j\u00e0 par ne pas faire trop de mal aux autres\u00a0: \u00e0 la corbeille donc, cette tentative de dessiner le bien, attaqu\u00e9e avec l&rsquo;ind\u00e9fectible optimisme d&rsquo;un lotophile, mais qui se finit (t&rsquo;appelles \u00e7a fini ?) avec le relief urticant d\u2019un apprenti-Pollock.\u00a0\u00c7a risquerait de barbouiller le mur de notre bien joli d\u00e9sordre. M\u00eame la corbeille semble avoir du mal \u00e0 dig\u00e9rer un bien si mauvais.<\/p>\n<p>Se faire du bien. C\u2019est quoi ce truc ? Il y a une application pour \u00e7a\u00a0? Quelqu\u2019un a-t-il v\u00e9rifi\u00e9 s\u2019il y a bien l\u2019estampille \u00ab\u00a0Bon Fran\u00e7ais\u00a0\u00bb cousue dessus\u00a0? Est-ce vraiment licite dans un pays o\u00f9 l\u2019interdit semble gagner la manche, dans un monde dont on aplatit sans cesse les rondeurs au point de se demander si sa prochaine rotation ne sera pas un retournement\u00a0?<\/p>\n<p>La r\u00e9flexion part de sous la ceinture. De tr\u00e8s en dessous m\u00eame. On ne peut pas faire plus bas. Du gros orteil du pied gauche. Celui qui, en catimini, joue et rejoue du robinet d\u2019eau chaude, alors qu\u2019on ferait MIEUX de se sortir de cette baignoire. Pens\u00e9e bien jud\u00e9o-chr\u00e9tienno-culpabilisante (merci Papa, merci Maman). Rien que pour tenter de le noyer le Jiminy Cricket, vas-y le gros orteil, r\u00e9chauffe nous de quelques d\u00e9cilitres !<\/p>\n<p>Oui mais\u2026 Quel est donc ce MIEUX aux c\u00f4t\u00e9s duquel le bien de rester dans son bain parait tout \u00e0 coup minable et qui pousse inexorablement mon bras vers la serviette\u00a0? Le monde dehors a-t-il tant besoin de moi, l\u2019action est-elle \u00e0 ce point indispensable\u00a0? Bien sur que non. C\u2019est l\u2019inverse. Le Mieux, plus fort que le bien, plus fort que le bain, c\u2019est vous, c\u2019est l\u2019autre. C\u2019est le partage.<\/p>\n<p>Et avec un grand A, c\u2019est encore mieux que mieux, bien mieux.<\/p>\n<p>A mardi,<\/p>\n<p><strong>Ian Bintner<\/strong> <em>Business\u2019Rom<\/em><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Micheline Mattar Nouneh<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0comment se faire du bien, b\u00eatement , intelligement ,sans faire mal ,intens\u00e9ment ,avec d\u00e9licatesse ,po\u00e9sie ,tartufferie ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em> <\/em><\/p>\n<p><strong>Jean Paul Berthet<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"> <\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment se faire du bien.<\/span><\/p>\n<p>S\u2019attacher aux petits gestes quotidiens pour bien commencer la journ\u00e9e\u00a0:<\/p>\n<p>Se regarder dans la glace le matin au lever, les yeux encore embrum\u00e9s et le cheveu d\u00e9coiff\u00e9, et se dire bonjour\u00a0;<\/p>\n<p>Se glisser sous la douche \u2013attention\u00a0! C\u2019est froid\u00a0!- et se laisser masser par le jet d\u2019eau br\u00fblante\u00a0;<\/p>\n<p>Faire glisser sue sa peau le savon mousseux au parfum fleuri et ensuite, une fois rinc\u00e9, se frictionner avec la grande serviette \u00e9paisse qui sent bon l\u2019adoucissant\u00a0;<\/p>\n<p>Tiens\u00a0! L\u2019estomac gargouille: lui aussi est r\u00e9veill\u00e9.<\/p>\n<p>Se rendre \u00e0 la cuisine pour mettre la bouilloire \u00e9lectrique en marche jusqu\u2019\u00e0 entendre son chant aigu\u00a0;<\/p>\n<p>Ebouillanter la th\u00e9i\u00e8re et y d\u00e9poser deux pinc\u00e9es de th\u00e9 de Ceylan r\u00e9colt\u00e9 l\u00e0-haut, dans les champs d\u2019altitude, pr\u00e8s de Candi\u00a0;<\/p>\n<p>Faire griller des tranches de pain et attendre l\u2019odeur de br\u00fbl\u00e9 pour les retirer en essayant de ne pas se br\u00fbler le bout des doigts\u00a0;<\/p>\n<p>Y d\u00e9poser une noix de beurre et de la confiture que ma m\u00e8re continue \u00e0 me donner en grande quantit\u00e9\u00a0: n\u00e8fles, brugnons, abricots, rhubarbes, figues\u00a0;<\/p>\n<p>Penser \u00e0 elle et sourire\u00a0;<\/p>\n<p>S\u2019asseoir \u00e0 table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ma femme et la trouver belle dans son peignoir, les cheveux encore humides\u00a0;<\/p>\n<p>L\u2019observer amoureusement sans qu\u2019elle s\u2019en rende compte et \u00eatre boulevers\u00e9 par son visage doux et calme\u00a0;<\/p>\n<p>S\u2019\u00e9tonner de ne pas s\u2019en lasser\u00a0: 25 ans d\u00e9j\u00e0\u00a0!;<\/p>\n<p>Sans r\u00e9fl\u00e9chir, se pencher vers sa bouche pour y recueillir son souffle ti\u00e8de et odorant\u00a0;<\/p>\n<p>Ressourcer mon \u00e2me dans son regard surpris et \u00e9couter mon c\u0153ur battre plus fort\u00a0:<\/p>\n<p>Voil\u00e0 ma recette pour me sentir bien, plus fort, heureux, pr\u00eat pour une nouvelle journ\u00e9e \u00e0 200 \u00e0 l\u2019heure.<\/p>\n<p><strong>Jean Pierre Berthet<\/strong> atelier d\u2019\u00e9criture de Claire Erzen &#8211; CFPJ<\/p>\n<p><em>\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0\u00b0<\/em><\/p>\n<p><strong>Maryse Vannier<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>BIENVENUE<strong> <\/strong><\/p>\n<p>NAISSANCE\u00a0: l\u2019air s\u2019engouffre dans les poumons, d\u00e9plie les fines alv\u00e9oles, viole la soie fragile, pousse brutalement les c\u00f4tes vers l\u2019avant, \u00e9tire les muscles du thorax jusqu\u2019\u00e0 leur point de rupture. Br\u00fblure soudaine dans un cr\u00e9pitement de papier froiss\u00e9. Le cri de douleur.<\/p>\n<p>Toute la vie pour oublier cet instant fulgurant et retrouver le bien-\u00eatre\u00a0 feutr\u00e9 du bercement aquatique. Se faire du bien.<\/p>\n<p>La BOUCHE d\u2019abord\u00a0: la douce caresse de la pointe du sein maternel, la succion de la langue et des l\u00e8vres, la premi\u00e8re goutte \u00e9paisse de lait ti\u00e8de, la sensation nouvelle d\u2019un go\u00fbt inconnu dans la bouche, la contraction du palais et de la gorge pour avaler, l\u2019angoisse de l\u2019\u00e9touffement avant la disparition myst\u00e9rieuse du liquide dans l\u2019int\u00e9rieur de ce corps inexplor\u00e9.<\/p>\n<p>Toute la vie pour exploiter cette d\u00e9couverte. Se remplir, manger, boire, m\u00e2cher, mordre \u00e0 pleines dents, broyer, d\u00e9chiqueter, go\u00fbter, d\u00e9guster. Sucr\u00e9, sal\u00e9, acide, amer, art culinaire, vins, alcools, gastronomie. Devenir un gourmet.<\/p>\n<p>La PEAU\u00a0: Toucher, triturer le sein maternel, serrer le doigt tendu dans le petit poing ferm\u00e9, \u00e9tendre les orteils sous la caresse de la plante du pied. Dans l\u2019eau du bain, retrouver la sensation de la vie aquatique, le flottement et la ti\u00e9deur, l\u2019angoisse d\u2019un retour en arri\u00e8re vers la rupture douloureuse. La caresse de la main maternelle sur la peau, le massage, la douceur des cr\u00e8mes et des huiles.<\/p>\n<p>Toute la vie pour d\u00e9couvrir la g\u00e9ographie de sa peau et de celle de l\u2019autre.<\/p>\n<p>L\u2019OREILLE\u00a0: endormie au d\u00e9but. Bruits assourdis dans du coton. Criez, hurlez, laissez tomber vos objets, je dors, insensible au monde sonore. Peu \u00e0 peu, la voix tout contre mon cou, la berceuse murmur\u00e9e, les mots d\u2019amour, sucr\u00e9s et velout\u00e9s.<\/p>\n<p>Toute la vie pour entendre les mots chuchot\u00e9s \u00e0 l\u2019oreille, les sons de la  musique. Chanter, effleurer les touches du piano, souffler dans l\u2019anche de l\u2019instrument \u00e0 vent, pincer les cordes de la guitare, faire r\u00e9sonner la peau tendue du tambour. Accorder sa musique et son rythme \u00e0 ceux des musiciens de l\u2019orchestre. Accorder son corps \u00e0 son oreille\u00a0: danser.<\/p>\n<p>Les YEUX captent d\u2019abord les images \u00e0 l\u2019envers. Il faut toucher pour comprendre ce qu\u2019ils voient et apprendre \u00e0 redresser les apparences.<\/p>\n<p>Toute la vie pour s\u2019\u00e9blouir dans le dernier rayon du soleil plongeant dans la mer d\u2019Iroise, pour caresser du regard la surface moelleuse de la neige, pour appr\u00e9cier la plasticit\u00e9 des dunes rousses du d\u00e9sert, pour plonger dans l\u2019iris de l\u2019autre et y d\u00e9couvrir la flamme de l\u2019amiti\u00e9 qu\u2019il vous porte.<\/p>\n<p>Il faut longtemps au NEZ pour percevoir les odeurs et les reconna\u00eetre. Le parfum de maman, l\u2019odeur cendr\u00e9e de la cigarette, la bouff\u00e9e des pots d\u2019\u00e9chappement quand je suis dans mon landau.<\/p>\n<p>Toute la vie pour reconna\u00eetre le parfum suave de la vanille, celui plus subtil des roses, celui, ent\u00eatant, du lys et du tiar\u00e9. Plus tard, l\u2019odeur humide du sous-bois, le parfum melliflu de l\u2019acacia, celui des \u00e9pices, piquant, poivr\u00e9, sucr\u00e9, caram\u00e9lis\u00e9. Pour le nez du vin, il faut du temps, de l\u2019exp\u00e9rience, de la comparaison.<\/p>\n<p>Et le cerveau\u00a0? Ah, celui-l\u00e0, il faut tout lui apprendre\u00a0! Pour lui faire du bien, pas de retraite, faites-le fonctionner. Plus il travaille et plus il devient intelligent. Il vous rendra au centuple vos efforts tout au long de la vie.<\/p>\n<p>Se faire du bien\u00a0: il faut apprendre, il faut s\u2019entra\u00eener, pers\u00e9v\u00e9rer et \u00e7a en vaut la peine\u00a0!<\/p>\n<p><strong>Maryse Vannier<\/strong> enseignante et\u00a0 \u00e9crivain. Dernier ouvrage,\u00a0 \u00a0\u00bb manipulations \u00a0\u00bb des nouvelles parues aux Editions de Janus.<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Bernheim<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>1<sup>\u00e8re<\/sup> tentation tr\u00e8s vite refoul\u00e9e \u2026<\/strong><\/p>\n<p>Administrer une fess\u00e9e d\u00e9culott\u00e9e \u00e0 tous les parents, qui sous des pr\u00e9textes divers et bien pensant, enseignent la haine de soi \u00e0 leurs rejetons. Sans doute sont-ils trop nombreux, sans doute n\u2019avons-nous pas assez de mains et surtout \u00e0 quoi bon \u00a0? Inutile de perp\u00e9tuer le grand maso-show.<\/p>\n<p>R\u00e9flexion faite, cr\u00e9ons plut\u00f4t une \u00e9cole o\u00f9 l\u2019on apprendrait \u00e0 se caresser, \u00e0 se toucher dans un esprit \u00a0en affinit\u00e9 avec les propos de Janine Bharucha. ( voir son texte sur le blog )<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>C\u2019est nul de vouloir se faire du bien<\/strong><\/p>\n<p>Dont acte. Si on interroge Internet la r\u00e9ponse se trouve syst\u00e9matiquement en dessous de la ceinture. Mais dans le refus de se faire du bien<\/p>\n<p>Il y a autre chose qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre identifi\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019oppression et la mis\u00e8re sont trop fortes pour qu\u2019il soit d\u00e9cemment possible de penser \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et puis se faire du bien\u00a0 fait partie des petits plaisirs h\u00e9donistes et \u00e9go\u00efstes d\u2019une minorit\u00e9 de privil\u00e9gi\u00e9s\u2026.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C\u2019est donc sans int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Il est vrai que l\u2019on vit une \u00e9poque assez noire. L\u2019angoisse et la douleur sont telles que la tentation est \u00a0grande de vouloir d\u00e9brancher le cordon qui nous relie \u00e0 la plan\u00e8te. Ce n\u2019est pas de se faire du bien que nous proposent les marchands du temple mais une gigantesque anesth\u00e9sie, comme si l\u2019absence de douleur pouvait constituer le nec plus ultra d\u2019une existence inexistante. Nous sommes des \u00eatre de m\u00e9lange\u00a0; la douleur et la joie dansent coll\u00e9es l\u2019une \u00e0 l\u2019autre\u00a0 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nos \u00e2mes et de nos corps. Tuer l\u2019une c\u2019est assassiner l\u2019autre. Avant\u00a0 le formol, on nous propose chloroforme, tranquillisants d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et de l\u2019autre haine de l\u2019autre et panique sociale. Est-ce m\u00eame raisonnable d\u2019\u00eatre solidaires pour pleurer ou ne pas exister\u00a0? Comment serait-il possible de se faire vraiment du bien sans en faire aux autres. Sauf pour les cons, \u00a0qui pensent que \u00a0seul leur discours est l\u00e9gitime parce que c\u2019est le leur, il n\u2019y a pas de diff\u00e9rence entre moi et l\u2019autre.<\/p>\n<p><strong>Cela fait aussi du bien de hurler.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il y a trop de possibilit\u00e9s de se faire du bien<\/strong><\/p>\n<p>Il y a tellement de possibilit\u00e9s que cela en devient difficile de choisir\u00a0: j\u2019aime d\u2019amour, j\u2019aime la libert\u00e9, mes filles, mes amis ,les individus \u00e0 fortes personnalit\u00e9, la justice la musique, la po\u00e9sie, rire, d\u00e9fendre des causes justes, le chocolat, le vin, les fromages, les massages, les surprises\u2026.etc,etc<\/p>\n<p>Faut \u2013il introduire une hi\u00e9rarchie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de tout cela. Par exemple 4 parts d\u2019un excellent fondant au chocolat pourraient-elles remplacer une parole d\u2019amour\u00a0?<\/p>\n<p>Non. Alors comment faire\u00a0? Peut \u00eatre essayer de l\u00e2cher prise, d\u2019\u00e9couter la vie et surtout de ne jamais compenser. Je dis oui au fondant au chocolat \u00e0 l\u2019amour et l\u2019un ne remplacera pas l\u2019autre. je dis non \u00e0 ce qui me r\u00e9volte et je suis heureux de partager mes choix avec mes amis connus ou inconnus. A l\u2019int\u00e9rieur de chacun de nous il y a une multiplicit\u00e9 d\u2019individus possibles. Pourquoi les tuer\u00a0? parce que g\u00e9rer les \u00e9trangers m\u00eame de l\u2019int\u00e9rieur est difficile\u00a0?\u00a0 parce que le d\u00e9bat peut \u00eatre violent\u00a0?<\/p>\n<p>Tant mieux. Les \u00e9motions fortes ne sont pas des gadgets et puis nous sommes en mouvement , soyons d\u00e9pass\u00e9s, d\u00e9passons nous dans un grand \u00e9clat de rire.<\/p>\n<p><strong>Merci pour la belle aventure <\/strong><\/p>\n<p>Mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre exprime une volont\u00e9 de dire, de faire, de danser, de penser et de r\u00eaver en partageant .Tous ceux qui se sont donn\u00e9 le mal de s\u2019exprimer sur notre blog, dans l\u2019id\u00e9e de se faire,de nous faire du bien ont droit \u00e0 notre gratitude. Ce grand texte collectif\u00a0 dit que beaucoup d\u2019individus connus ou inconnus ont quelque chose \u00e0 dire et \u00e0 partager. Pas seulement des id\u00e9es mais aussi des sentiments, des \u00e9motions.<\/p>\n<p>C\u2019est\u00a0 tout simplement formidable et \u00e9mouvant. On pourrait presque croire que nous allons devenir des \u00eatres humains<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Bernheim<\/strong> consultant, ordonnateur du d\u00e9sordre<\/p>\n<p><strong>C\u00e9line Vuillet<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Le bonheur,<\/p>\n<p>Vaste sujet\u00a0!<\/p>\n<p>Sympa de la part de Fran\u00e7ois de nous faire retomber en jeunesse, retour \u00e0 la case philo.<\/p>\n<p>Une chose est s\u00fbre, \u00e0 60 an et des poussi\u00e8res, la notion de bonheur n\u2019est pas la m\u00eame qu\u2019\u00e0 18 ans.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, je sais que LE BONHEUR n\u2019existe pas, trop d\u2019emmerdes, trop de nuits blanches sont pass\u00e9es par l\u00e0. Ce qui n\u2019emp\u00eache pas l\u2019\u00e9closion de plein de petits bonheurs. Petits\u00a0? Non, disons plut\u00f4t furtifs, mais intenses. Pour moi, le bonheur, ce n\u2019est pas la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 devant le plus beau des couch\u00e9s de soleil. Le bonheur na\u00eet de l\u2019action. Souvent de toutes petites actions. Prenons, ce matin, une mamie qui fait la queue au supermarch\u00e9, avec un pot de confiture \u00e0 la main, derri\u00e8re une jeune femme au caddie rempli pour nourrir une colonie. Le bonheur, c\u2019est le sourire de la mamie qui n\u2019aurait pas os\u00e9, toute seule, quand je sugg\u00e8re \u00e0 la jeune femme de la laisser passer. Finalement, le bonheur, c\u2019est souvent le fruit d\u2019une B.A. Ou d\u2019une action men\u00e9e \u00e0 bien, quand personne n\u2019y croit. Quand j\u2019ai organis\u00e9 avec succ\u00e8s un festival sur le cin\u00e9ma et le journalisme, \u00e0 Bordeaux en 1995, J\u2019ai eu de vrais moments de bonheur. Le bonheur, c\u2019est quand le \u00ab\u00a0Yes, we can\u00a0\u00bb se r\u00e9alise. M\u00eame s\u2019il s\u2019agit d\u2019aider une mouche \u00e0 sortir du bol de lait\u00a0! Alors, bonheur et fiert\u00e9, m\u00eame combat\u00a0? Il y a un peu de \u00e7a aussi. Cocardi\u00e8re, je verse une larme quand la  Marseillaise retentit apr\u00e8s la victoire d\u2019un sportif fran\u00e7ais. Bonheur par procuration, certes, mais tr\u00e8s fort. Le bonheur, c\u2019est aussi voir les autres heureux, sans ressentir de jalousie. Cela fait un bien fou, encore plus si on y est pour quelque chose, ce qui est rare. Finalement, le bonheur, c\u2019est un fruit de la sagesse qu\u2019on se fabrique soi-m\u00eame, \u00e0 ne surtout pas attendre des autres\u00a0! Mais impossible sans les autres, ce sont les vecteurs. Pas seulement ceux qu\u2019on aime, mais aussi ceux qui savent cr\u00e9er l\u2019occasion, \u00e0 nous de la saisir. Les bonheurs du quotidien demandent de l\u2019attention, je ne suis pas s\u00fbre que l\u2019\u00e9go\u00efsme y conduise. Encore que \u2026\u00a0? Pour certains, se fermer au malheur des autres est peut-\u00eatre une fa\u00e7on d\u2019acc\u00e9der au bonheur, mais quelle tristesse\u00a0!<\/p>\n<p><strong>C\u00e9line Vuillet<\/strong> est journaliste \u00e0 Bordeaux,auteur du Joker, une biographie d\u2019Alain Jupp\u00e9 \u00e9ditions du Seuil<\/p>\n<p><strong>Catherine Malaval<\/strong><\/p>\n<p>En moins de 2000 signes\u00a0? 2000 signes, du bien, comme ce faire\u00a0? Faire-part. Partager. G\u00e9n\u00e9ration. Scions du bois. Oisivet\u00e9. T\u00eate en l\u2019air. L\u2019air du temps. Temps perdu. Dubitatif.\u00a0 If I were. Ere nouvelle. V\u00e9locit\u00e9. Th\u00e9. Taie d\u2019oreiller. Eveiller. Y\u00e9y\u00e9. Yellow submarine. In the mood for love. Ovation. Onirique. Hic et nunc. Uncle Boomee.\u00a0 Miam-Miam. Amiti\u00e9. Tierc\u00e9. S\u00e9same ouvre toi. Atlas. As de c\u0153ur. Heureux qui comme Ulysse. Istanbul. Bulles de savon. On s\u2019est connu, on s\u2019est reconnu. Nuit.\u00a0 Iles grecques. Eclectique. Tic toc. Tocade.\u00a0 A deux c\u2019est plus facile. Lilicub voyage en Italie. Lire. Irr\u00e9sistible. Bleu tyrien. Rien du tout. Touriste \u00e0 Paris. Paris stupides. Id\u00e9es futures. Turbo. Bob Dylan. Ann\u00e9es qui passent. Passe passera la derni\u00e8re restera. Radio. Eau de fleurs. Fleurs des champs. Champagne ros\u00e9.\u00a0 Ecrire. Rire. Relire Maupassant.\u00a0 Sans souci. Si et si et si. Cigale ou fourmi. Mi-figue mi-raisin. Un pour tous, tous pour un. Internautes. Nautilus. Lussi in the sky. Caipirinha. Ah? Avoir un bon copain voil\u00e0 ce qu\u2019il y a de meilleur au monde. Deux temps trois mouvements.\u00a0 Manger bouger. G\u00e9ographie. Fiesta. A quand\u00a0? Campanella. La vie est belle. Bellaciao. Tchao Pantin. Un caf\u00e9, l\u2019addition. On avance, on avance, c\u2019est une \u00e9vidence on n\u2019a pas assez d\u2019essence pour faire la route dans l\u2019autre sens? Sens critique. Ticket gagnant. En 2010, comment se faire du bien\u00a0? Du bien, \u00e7a fait d\u00e9sordre\u00a0?\u00a0 Dream. Rime en a, rime en e, rime en i. Id\u00e9e cadeau. Do, or do not, there is no try!<\/p>\n<p><strong>Catherine Malaval est historienne, <\/strong>essayiste co-auteur avec R. Zarader de la b\u00eatise \u00e9conomique.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.labetiseeconomique.wordpress.com\/\">www.labetiseeconomique.wordpress.com<\/a><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Fabrice Midal<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comment se faire du bien<\/strong><\/p>\n<p>Se poser sur la terre, se redresser, toucher le ciel.<\/p>\n<p>Alors on touche un \u00e9tat d\u2019\u00eatre, bon, bien \u2014 sans histoire.<\/p>\n<p>Tel est le sens v\u00e9ritable de la m\u00e9ditation. Le terme d\u00e9signe pourtant aujourd\u2019hui, en Occident, une chose et son contraire. Le plus souvent un \u00e9dulcorant pour \u00eatre cool et relax.<\/p>\n<p>Mais au fond d\u00e8s que l\u2019on veut se faire du bien, cela ne marche pas.<\/p>\n<p>On pr\u00e9pare un bon repas, un rendez-vous qui \u00e0 l\u2019air id\u00e9al, des vacances g\u00e9niales \u2014 et les grains de sables arrivent, voire des<\/p>\n<p>catastrophes. Ou simplement, nous ne ressentons pas ce que nous devrions \u00e9prouver. Un sentiment de lassitude, de<\/p>\n<p>solitude nous \u00e9treint sans raison\u2026 On essaie de faire semblant que non pour garder notre r\u00eave. Cela rend les choses encore pire.<\/p>\n<p>On cherche le plaisir, mais cela nous appauvrit douloureusement.<\/p>\n<p>C\u2019est tout \u00e0 fait d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Il faut mieux arr\u00eater.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 \u2014\u00a0comment se faire du bien !<\/p>\n<p><strong>Fabrice Midal <\/strong>docteur en philosophie,essayiste enseigne la m\u00e9ditation<\/p>\n<p><a title=\"blocked::http:\/\/www.prajna-philia.com\/\" href=\"http:\/\/www.prajna-philia.com\/\">http:\/\/www.prajna-philia.com\/<\/a><\/p>\n<p><strong>Mich\u00e8le Fontaine<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Claire, notre animatrice d&rsquo;atelier \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie d&rsquo;\u00e9criture du CFPJ, nous a propos\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 la question :\u00a0\u00a0\u00a0 =&gt; Comment se faire du bien ?<\/p>\n<p>Voici ma contribution :<\/p>\n<p><strong>En vivant\u2026<\/strong><strong> <\/strong><\/p>\n<p>Certains jours je m&#8217;emm\u00e8nerais<\/p>\n<p>comme on prend un enfant par la main<\/p>\n<p>et je serais dans les choses douces.<\/p>\n<p>Certains jours j&rsquo;irais au bord de la mer attendre<\/p>\n<p>que mes larmes cessent d&rsquo;en \u00eatre l&rsquo;eau.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres jours je m&rsquo;enfoncerais dans d&rsquo;infinies lectures<\/p>\n<p>et d&rsquo;autres jours encore je me laisserais cueillir<\/p>\n<p>par la gr\u00e2ce d&rsquo;une aquarelle ou d&rsquo;une \u00e9criture.<\/p>\n<p>Tous les autres jours je me confierais<\/p>\n<p>\u00e0 la joie de la marche ou au jeu de la danse.<\/p>\n<p>Et, j&rsquo;aimerais.<\/p>\n<p>Mon homme, mes enfants,<\/p>\n<p>mes amis, ma famille.<\/p>\n<p>Chaque jour.<\/p>\n<p><strong><em>Mich\u00e8le Fontaine<\/em><\/strong><em> &#8211; apprentie \u00e9crivain<\/em><\/p>\n<p><strong>Minteh N\u2019 Fanteh<\/strong><\/p>\n<p>Comment se faire du bien\u00a0?<\/p>\n<p>Une question si commune \u00e0 nous tous. Mais elle rev\u00eat un caract\u00e8re personnel propre \u00e0 chacun.\u00a0\u00a0 Tout\u00a0 est une question d\u2019\u00e9thique.<\/p>\n<p>Je me fais du bien en d\u00e9connectant de ce monde qui m\u2019entoure. A l\u2019assaut de la nature, du vide et du silence.<\/p>\n<p>Tu te fais du bien en te d\u00e9fon\u00e7ant au sport. Pour \u00eatre bien crev\u00e9, et\u00a0 \u00eatre sure de passer une bonne nuit.<\/p>\n<p>Elle se fait du bien en mangeant des raisins juteux et go\u00fbteux, \u00e0 cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e. Une bonne di\u00e8te pour faire le plein d\u2019\u00e9nergie avant l\u2019hiver.<\/p>\n<p>Nous nous faisons du bien en passant une bonne soir\u00e9e entre amis.<\/p>\n<p>Vous vous faites du bien en vous moquant des gens qui passent dans la rue.<\/p>\n<p>Ils se font du bien en ce rem\u00e9morant ces souvenirs d\u2019enfance \u00e0 tout jamais grav\u00e9s dans leurs m\u00e9moires.<\/p>\n<p>A toutes ces choses banales, certains se font du bien, h\u00e9las, en d\u00e9pit du mal des autres\u2026 C\u2019est bien dommage, mais il ne faut pas le n\u00e9gliger.<\/p>\n<p>Une chose est sure, moi je me fais du bien chaque jour en posant des mots sur ce qui m\u2019entoure. Toujours dans le but de partager mes lignes qui portent une histoire, et n\u2019attendent qu\u2019une seule chose que des yeux les transpercent. Et oui, je me fais du bien avec vous cher lecteur, cher ami.<\/p>\n<p><strong>Minteh N\u2019 Fanteh <\/strong>membre de reporter citoyen et de Mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>J\u00e9r\u00f4me Saglier<\/strong><\/p>\n<p>Se faire du bien est une philosophie de vie. C\u2019est \u00a0aussi un acte volontaire.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pourquoi apr\u00e8s un peu plus de 20 ans en tant que salari\u00e9 j\u2019ai fait bouger les choses en cr\u00e9ant ma petite entreprise. \u00a0Non pas pour figurer en t\u00eate du top ten des patrons les mieux pay\u00e9s de France mais pour cr\u00e9er animer et \u00eatre en phase avec les valeurs que je d\u00e9fends. J\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la libert\u00e9 du loup \u00e0 la servitude du chien dans \u00ab\u00a0le Loup et le chien\u00a0\u00bb de Jean de La  Fontaine m\u00eame si l\u2019\u00e9cuelle est nettement moins bien remplie.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Mais encor ? &#8211; Le collier dont je suis attach\u00e9<br \/>\nDe ce que vous voyez est peut-\u00eatre la cause.<br \/>\n&#8211; Attach\u00e9 ? dit le Loup : vous ne courez donc pas<br \/>\nO\u00f9 vous voulez ? &#8211; Pas toujours ; mais qu&rsquo;importe ?<br \/>\n&#8211; Il importe si bien, que de tous vos repas<br \/>\nJe ne veux en aucune sorte,<br \/>\nEt ne voudrais pas m\u00eame \u00e0 ce prix un tr\u00e9sor. \u00a0\u00bb<br \/>\nCela dit, ma\u00eetre Loup s&rsquo;enfuit, et court encor.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em> <\/em><\/p>\n<p>Et cela me fait beaucoup de bien et dure depuis maintenant plus de 3 ans.<\/p>\n<p><strong>J\u00e9r\u00f4me Saglier<\/strong> fondateur d\u2019App\u00e9tits &amp; Associ\u00e9s entreprise de services \u00e0 la personne<\/p>\n<p><em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<h1>Belinda Cannone<\/h1>\n<p><strong>Deux bonnes le\u00e7ons pour le corps-esprit<\/strong><\/p>\n<p>Une des meilleures fa\u00e7ons de se faire du bien\u00a0? Penser \u00e0 son corps, penser que son corps est un corps-esprit (c\u2019est-\u00e0-dire un corps indissociablement m\u00eal\u00e9 \u00e0 un esprit), penser que poss\u00e9der un corps-esprit est une chose merveilleuse et penser \u00e0 l\u2019entretenir dans sa nature m\u00eame. Par exemple\u00a0? Par exemple en dansant le tango (aussi en faisant l\u2019amour mais cela, tout le monde le sait).<\/p>\n<p>Qu\u2019apprend le corps-esprit d\u2019une femme dans le tango\u00a0? D\u2019abord\u00a0 \u00e0 d\u00e9jouer une habitude tr\u00e8s install\u00e9e\u00a0: celle d\u2019anticiper. Notre esprit, parce qu\u2019il est intelligent, qu\u2019il veut gagner du temps, se tient en alerte et passe son temps \u00e0 anticiper, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 pr\u00e9voir ce qui va suivre et \u00e0 en amorcer le mouvement (on comprend que tout ce que je dis est valable \u00e0 la fois pour le corps, pour l\u2019esprit, et pour le corps-esprit). Dans cette danse, il faut \u00e0 chaque instant (\u00e0 chaque instant, vraiment) savoir qu\u2019on ne sait pas ce qui va suivre, quel mouvement, quelle volte, quelle direction seront demand\u00e9s, ce qui exige d\u2019\u00eatre parfaitement stable \u00e0 chaque pas (\u00eatre \u00e0 la fois stable et en mouvement \u2013 pas facile, je vous assure), pour pouvoir repartir au suivant dans n\u2019importe quelle direction (n\u2019importe laquelle, vraiment), et \u00eatre en \u00e9tat de grande vigilance \u2013 en somme, assumer la surprise sans cesse renouvel\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 la deuxi\u00e8me grande exigence du tango\u00a0: \u00eatre enti\u00e8rement \u00e0 l\u2019\u00e9coute des indications minuscules du partenaire (un geste d\u2019\u00e9paule, une pression du bras, des choses plus imperceptibles encore) pour y r\u00e9pondre. Ici est la merveille, dans cette attention \u00e0 l\u2019autre, dans cette communication des corps-esprits dont seule l\u2019\u00e9treinte amoureuse offre un \u00e9quivalent.<\/p>\n<p>Disponibilit\u00e9 corporelle et attention extr\u00eame doivent donc devenir naturelles pour qu\u2019on \u00e9prouve la joie intense de danser. Alors, seulement, parvient-on \u00e0 danser \u00ab\u00a0avec sentiment\u00a0\u00bb\u00a0: \u00e9v\u00e9nement d\u00e9licieux pour le corps-esprit.<\/p>\n<p><strong>Belinda Cannone<\/strong> est romanci\u00e8re,essayiste. Dernier livre paru\u00a0: La  Tentation de P\u00e9n\u00e9lope chez Stock<\/p>\n<p><strong>Nicolas Rom\u00e9as<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0 Comment se faire du bien\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Je ne suis pas d\u2019accord avec cette formulation . Elle n\u2019a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat. La vraie question qui se pose est de retrouver\u00a0 du sens<\/p>\n<p>Ce qui nous ferait le plus de bien ,c\u2019est collectivement de ,cr\u00e9er des choses diff\u00e9rentes, c\u2019est un combat.<\/p>\n<p>C\u2019est une expression valise du c\u00f4t\u00e9 h\u00e9doniste\u00a0 de la consommation laxiste.<\/p>\n<p>J\u2019entends, comment se faire plaisir\u00a0? \u00a0Moi je fais partie de la secte des masos . Ce qui m\u2019int\u00e9resse ,c\u2019est l\u2019\u00e9motion qui se rapporte \u00e0 la joie, au d\u00e9passement du plaisir personnel et qui int\u00e8gre une dimension spirituelle ,donc collective.<\/p>\n<p><strong>Nicolas Rom\u00e9as<\/strong> est directeur de la r\u00e9daction de revue Cassandre Hors champ vendue dans les bonnes librairies et mieux par abonnement . Cassandre ne cesse d\u2019interroger le fait culturel dans ses dimensions populaire \u00e9thique et spirituelle. Ceux pour qui la culture est l\u2019essence m\u00eame de l\u2019homme doivent s\u2019abonner sans tarder. Cassandre Hors Champ est une v\u00e9ritable t\u00eate chercheuse. Le num\u00e9ro de printemps sur\u00a0 \u00ab\u00a0l\u2019autre sans qui je meurs\u00a0\u00bb \u00e9tait essentiel et les articles consacr\u00e9s aux Rroms stup\u00e9fiants d\u2019intelligence . Le num\u00e9ro d\u2019\u00e9t\u00e9 titrait sur l\u2019art en proc\u00e8s. Le 15 Octobre sort le prochain num\u00e9ro.\u00a0 Il fait \u00e9tat des r\u00e9seaux de r\u00e9sistance en Europe, des pratiques liberticides des \u00e9tats. Comment cela se passe \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, notamment en Italie.<\/p>\n<p>Le 28 \u00a0Juin 2011, Cassandre et le magazine vivant Mardi \u00e7a fait d\u00e9sordre concevront \u00a0un num\u00e9ro \u00a0en commun consacr\u00e9 \u00e0 la puissance \u00a0de l\u2019imaginaire et aux dangers qui le guette.<\/p>\n<h1>Daniel Kupferstein<\/h1>\n<form>.<\/p>\n<p><textarea cols=\"80\" rows=\"5\"><\/textarea><\/p>\n<\/form>\n<p>Arte devait diffuser le 31 ao\u00fbt dernier un documentaire choc montrant les propos ultra-machistes et ultra-violents tenus \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des femmes par des jeunes de la cit\u00e9 Balzac de Vitry-sur-Seine, l\u00e0 o\u00f9 avait \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9e vive en 2002 Sohane Benziane, 17 ans. Mais Arte d\u00e9cide de d\u00e9programmer le film \u00e0 quelques minutes de son passage \u00e0 l&rsquo;antenne. Motif officiel : une \u00ab fixeuse \u00bb aurait fait part \u00e0 la production puis \u00e0 la cha\u00eene de menaces pesant sur sa personne en cas de diffusion. Nous avons interview\u00e9 ladite \u00ab fixeuse \u00bb, Nabila La\u00efb, en fait embauch\u00e9e par Doc en Stock, la soci\u00e9t\u00e9 de production de Daniel Leconte, en tant que journaliste sur ce film. Et c&rsquo;est peu dire que sa version des faits diff\u00e8re de celle du producteur et de la cha\u00eene&#8230;<\/p>\n<p>Extraits interview de Nabila La\u00efb<\/p>\n<p><em>\u00ab Au mois de f\u00e9vrier, Doc en Stock m&rsquo;a contact\u00e9e pour me proposer de faire un reportage qui partirait de Sohane, sur la violence faite aux femmes dans les cit\u00e9s. Estimant que ce d\u00e9bat est obsol\u00e8te et st\u00e9rile, je refuse. Finalement, j&rsquo;accepte d&rsquo;\u00eatre co-auteure avec Cathy Sanchez, en \u00e9tant associ\u00e9e enti\u00e8rement, de la r\u00e9alisation au montage, et sur l&rsquo;angle des rapports entre les filles et les gar\u00e7ons dans les cit\u00e9s. <\/em><em> <\/em><\/p>\n<p><em><em>J&rsquo;ai fait toute l&rsquo;enqu\u00eate pour Cathy Sanchez, qui n&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 que pour le tournage. Elle, elle avait d\u00e9j\u00e0 un script, avec des personnages qu&rsquo;elle avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit ! Mais ces personnages n&rsquo;existent pas. Donc, elle les a fait coller au maximum avec son film.<\/em><\/em> <em> <\/em><\/p>\n<p><em><em>Dans le reportage, tous les personnages sont consentants, sauf un jeune homme qui est film\u00e9 \u00e0 son insu et qui vient pour casser la cam\u00e9ra. C&rsquo;est moi qui l&rsquo;arr\u00eate, et il me dit : \u00ab\u00a0OK, pas de souci.\u00a0\u00bb\u00a0 Mais je ne suis pas au courant que la sc\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9e, on ne me le dit pas. Ils le floutent \u00e0 peine &#8211; son visage est reconnaissable par tous ses amis &#8211; et ils le mettent dans les 5 premi\u00e8res minutes du film ! Ils ont rien \u00e0 foutre de ce que je peux encourir, par rapport \u00e0 ma cr\u00e9dibilit\u00e9, \u00e0 ma s\u00e9curit\u00e9 personnelle.<\/em><\/em> <em> <\/em><\/p>\n<p><em><em>C&rsquo;est une instrumentalisation. On a tourn\u00e9 avec une quarantaine de personnes, il n&rsquo;y a que les discours un peu tendancieux, sortis de leur contexte, qui apparaissent. C&rsquo;est hyper caricatural. \u00bb<\/em><\/em><\/p>\n<p>Daniel Leconte, le producteur, a refus\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 nos questions, tout comme la r\u00e9alisatrice, Cathy Sanchez. Pour sa part, Arte maintient peu ou prou sa version des faits, que nous vous avions livr\u00e9e<a href=\"http:\/\/television.telerama.fr\/television\/pourquoi-arte-a-deprogramme-hier-la-cite-du-male,59658.php\"> la semaine derni\u00e8re<\/a>. Son directeur de la programmation, Emmanuel Suard, nous a m\u00eame confi\u00e9 que le documentaire sera reprogramm\u00e9 le 29 septembre, moyennant quelques <em>\u00ab dispositions juridiques<\/em> \u00bb (en fait le floutage de certains intervenants, et quelques coupes, notamment de propos estim\u00e9s diffamatoires \u00e0 l&rsquo;encontre de Fadela Amara). <em>\u00ab Maintenant, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un juge qui pourra emp\u00eacher la diffusion de<\/em> La Cit\u00e9 du m\u00e2le \u00bb, lance Emmanuel Suard. Nabila La\u00efb s&rsquo;y emploie&#8230;<\/p>\n<h1>Arte : la \u00ab\u00a0fixeuse\u00a0\u00bb d\u00e9ment les \u00ab\u00a0menaces\u00a0\u00bb<\/h1>\n<p>lefigaro.fr<br \/>\n06\/09\/2010 |<\/p>\n<h2>La pol\u00e9mique s\u2019amplifie autour de la<em> Cit\u00e9<\/em><em> du m\u00e2le<\/em>,<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/2010\/09\/01\/01016-20100901ARTFIG00641-un-documentaire-sur-les-banlieues-deprogramme.php\"> le documentaire sur les rapports hommes\/femmes qu\u2019Arte a d\u00e9programm\u00e9<\/a> in extremis mardi dernier. Officiellement la soci\u00e9t\u00e9 de production a expliqu\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 contact\u00e9e par la \u00abfixeuse\u00bb du documentaire. Cette personne qui d\u00e9friche le terrain avant et pendant le reportage, qui peut aider par exemple \u00e0 trouver des t\u00e9moins (ndlr) craignait \u00eatre victime de repr\u00e9sailles s\u2019il \u00e9tait diffus\u00e9 en l\u2019\u00e9tat. Une version des faits que d\u00e9ment l\u2019int\u00e9ress\u00e9e, qui a demand\u00e9 au <em>figaro.fr<\/em> un droit de r\u00e9ponse. \u00abIl y a eu z\u00e9ro menace mais un d\u00e9saccord \u00e9ditorial\u00bb, assure Nabila La\u00efb. La <em>Cit\u00e9<\/em><em> du m\u00e2le<\/em> est un reportage instrumentalis\u00e9 et bidonn\u00e9\u00bb, d\u00e9nonce la journaliste, qui collabore notamment \u00e0 TF1 <a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/culture\/un-documentaire-sur-la-banlieue-au-coeur-de-la-polemique-02-09-2010-1231778_3.php\" target=\"_blank\">et au <em>Point.<\/em><br \/>\n<\/a><br \/>\n\u00abApr\u00e8s un premier contact infructueux en f\u00e9vrier, Doc en stock m\u2019a propos\u00e9 en mars de travailler sur un autre angle : les rapports hommes-femmes. J\u2019ai accept\u00e9\u00bb, d\u00e9clare Nabila La\u00efb. Pendant deux mois, la journaliste rassemble des t\u00e9moins pour Cathy Sanchez. \u00abElle a choisi parmi les t\u00e9moins ceux qui collait \u00e0 l\u2019histoire qu\u2019elle avait \u00e9crite au pr\u00e9alable\u00bb, assure Nabila La\u00efb.<\/p>\n<p>\u00abC\u2019\u00e9tait de tr\u00e8s longues interviews pour des jeunes qui ne sont pas r\u00f4d\u00e9s aux journalistes. Elle voulait leur faire dire des choses. Elle voulait un jeune qui frappe les filles alors elle lui a pos\u00e9 des questions provocantes comme \u2018que se passerait-il si tu trouvais ta copine au lit avec un mec ?\u2019, alors oui il a r\u00e9pondu qu\u2019il lui mettrait une baffe\u00bb. \u00abA un moment, on a \u00e9t\u00e9 encercl\u00e9 \u00e0 la cit\u00e9 Balzac. Un de ces jeunes que je connais appara\u00eet le visage \u00e0 peine flout\u00e9 alors qu\u2019on lui avait promis qu\u2019on ne le verrait pas. Ce jeune homme conna\u00eet ma famille\u2026\u00bb. Affirmant avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e du montage, Nabila La\u00efb assure avoir failli avoir un malaise en visionnant le documentaire, quelques heures avant sa diffusion sur Arte, le 31 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Nabila La\u00efb a donc contact\u00e9 la cha\u00eene franco-allemande pour se plaindre de ce \u00abmanque de d\u00e9ontologie\u00bb. \u00abArte m\u2019a entendue, je leur ai donn\u00e9 les contacts de familles qui se sont plaintes du comportement de Cathy Sanchez\u00bb. La semaine derni\u00e8re, Arte disait vouloir reprogrammer la<em> Cit\u00e9<\/em><em> du m\u00e2le <\/em>\u00e0 une date ult\u00e9rieure, une fois les modifications n\u00e9cessaires faites. Mais Nabila La\u00efb a d\u00e9pos\u00e9 ce matin un r\u00e9f\u00e9r\u00e9 contre Doc en Stock demandant que le documentaire ne soit pas diffus\u00e9. \u00abCathy Sanchez voulait du sensationnel, elle ne l\u2019a pas trouv\u00e9\u00bb.<\/h2>\n<p><strong>Documentaire d\u00e9programm\u00e9 sur Arte: la fixeuse contredit la production<br \/>\n<\/strong>A une heure de la diffusion, le 31 ao\u00fbt, Arte avait d\u00e9programm\u00e9 le documentaire. \u00abLa Cit\u00e9 du m\u00e2le\u00bb devait \u00eatre diffus\u00e9 dans le cadre d&rsquo;une soir\u00e9e consacr\u00e9e aux violences faites aux femmes. Une s\u00e9rie d&rsquo;interviews choc de jeunes d&rsquo;une cit\u00e9 de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui parlent de leur vision des relations hommes-femmes.<\/p>\n<p>La cha\u00eene expliquait que des \u00abprotagonistes\u00bb se sentaient \u00aben danger\u00bb. La production et la r\u00e9alisatrice \u00e9voquaient l&rsquo;intervention d&rsquo;une fixeuse (interm\u00e9diaire entre le terrain, dont il est originaire, et les journalistes qui enqu\u00eatent, ndlr). \u00abElle a demand\u00e9 \u00e0 voir le film en milieu d&rsquo;apr\u00e8s-midi. Apr\u00e8s 5 mn de diffusion, elle a \u00e9t\u00e9 prise de panique. Elle nous a dit qu&rsquo;elle avait des enfants, une famille, qu&rsquo;elle avait peur\u00bb, rapportait Daniel Leconte, pr\u00e9sident de la soci\u00e9t\u00e9 Doc en Stock, co-productrice de la soir\u00e9e Th\u00e9ma.<br \/>\n\u00abD\u00e9saccord \u00e9ditorial\u00bb<\/p>\n<p>\u00abCette fixeuse s&rsquo;est dite menac\u00e9e de mort par la seule et unique personne dont nous n&rsquo;avions pas obtenu l&rsquo;autorisation de diffusion \u00e0 visage d\u00e9couvert. Pour les autres, nous avons toutes les autorisations de diffusion. La fixeuse les connaissait tous, c&rsquo;est elle qui nous les a pr\u00e9sent\u00e9s. Elle \u00e9tait l\u00e0 quand ils ont tenu les propos qu&rsquo;on entend dans le film\u00bb, ajoutait Cathy Sanchez, la r\u00e9alisatrice.<\/p>\n<p>La fixeuse en question donne une tout autre version. Nabila La\u00efb, journaliste et collaboratrice du Point et de TF1, nie avoir fait l&rsquo;objet de menaces. Elle parle, sur lefigaro.fr, d&rsquo;un \u00abd\u00e9saccord \u00e9ditorial\u00bb. \u00abLa Cit\u00e9 du m\u00e2le est un reportage instrumentalis\u00e9 et bidonn\u00e9\u00bb, affirme-t-elle au figaro.fr.<br \/>\n\u00abQuestions provocantes\u00bb<\/p>\n<p>\u00abElle a choisi parmi les t\u00e9moins ceux qui collait \u00e0 l&rsquo;histoire qu&rsquo;elle avait \u00e9crite au pr\u00e9alable, poursuit-elle sur le site. C&rsquo;\u00e9tait de tr\u00e8s longues interviews pour des jeunes qui ne sont pas r\u00f4d\u00e9s aux journalistes. Elle voulait leur faire dire des choses. Elle voulait un jeune qui frappe les filles alors elle lui a pos\u00e9 des questions provocantes comme \u00ab\u00a0que se passerait-il si tu trouvais ta copine au lit avec un mec?\u00a0\u00bb, alors oui il a r\u00e9pondu qu&rsquo;il lui mettrait une baffe\u00bb.<\/p>\n<p>Sur telerama.fr, Nabila La\u00efb affirme avoir sign\u00e9 pour \u00eatre \u00abco-auteure avec Cathy Sanchez, en \u00e9tant associ\u00e9e enti\u00e8rement, de la r\u00e9alisation au montage\u00bb. Elle se plaint d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e lors de cette derni\u00e8re \u00e9tape. \u00abNous ne l&rsquo;avons pas associ\u00e9e, mais rien ne nous y obligeait\u00bb, affirmait Cathy Sanchez le 2 septembre \u00e0 liberation.fr. Dans un communiqu\u00e9, ce mercredi, la r\u00e9alisatrice juge l&rsquo;accusation de Nabila La\u00efb \u00abgrave et inadmissible\u00bb. La r\u00e9alisatrice se r\u00e9serve \u00able droit de poursuites dans le but de r\u00e9tablir la v\u00e9rit\u00e9\u00bb.<br \/>\nArte a annonc\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but son intention de reprogrammer le documentaire. Ce sera le 29 septembre \u00abapr\u00e8s avoir proc\u00e9d\u00e9 aux modifications permettant en particulier d&rsquo;assurer de mani\u00e8re plus effective l&rsquo;anonymat de certains protagonistes du film, et d&rsquo;\u00e9viter tout risque de diffamation\u00bb, indique la cha\u00eene.<br \/>\nMais d&rsquo;apr\u00e8s lefigaro.fr, Nabila La\u00efb a d\u00e9pos\u00e9 lundi m atin un r\u00e9f\u00e9r\u00e9 contre Doc en Stock, pour emp\u00eacher la diffusion.<br \/>\n<strong>2\/ Le point de vue de Daniel \u00a0Kupferstein<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas vu le film propos\u00e9 par Arte et je ne pensais pas r\u00e9pondre \u00e0 ce courrier de lecteur mais comme j\u2019ai \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 dans votre article et qu\u2019un grand nombre de r\u00e9actions remettent en cause mon m\u00e9tier de r\u00e9alisateur de films documentaristes j\u2019aimerais pr\u00e9ciser deux ou trois choses.<\/p>\n<p>Il y a deux types de r\u00e9actions \u00e0 votre courrier de lecteurs.<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord ceux qui ont un jugement exp\u00e9ditif sur les cit\u00e9s. Pour eux, tout est n\u00e9gatif dans les cit\u00e9s et ils trouvent cela scandaleux que de petits voyous terrorisent des gens et poussent la cha\u00eene \u00e0 d\u00e9programmer ce documentaire. Je crois que ce point de vue est largement r\u00e9ducteur de la vie dans les cit\u00e9s et correspond bien souvent \u00e0 une m\u00e9connaissance de la \u00ab\u00a0banlieue\u00a0\u00bb. Pour ma part, je pense que si la cha\u00eene a recul\u00e9 c\u2019est avant tout parce qu\u2019elle avait peur de perdre dans un proc\u00e8s. Dans tous les cas, il faudrait en savoir un peu plus juridiquement avant de lancer des anath\u00e8mes. Cela dit, ce qui devrait nous int\u00e9resser dans cette histoire (et pour mieux comprendre les retraits du dernier moment) c\u2019est de revenir \u00e0 la source et de savoir comment et pourquoi les gens ont accept\u00e9 d\u2019\u00eatre film\u00e9s\u00a0? En effet, je trouve cela important de savoir ce que la r\u00e9alisatrice ou la production leur ont dit\u00a0ou promis lors des premi\u00e8res rencontres. Et puis, ensuite, est-ce que les gens film\u00e9s ont pu voir le film avant\u00a0une acceptation finale, est-ce qu\u2019ils se sont retrouv\u00e9s dans leur propos au moment du montage final ? Bref, autant de questions qui tissent des liens forts et donnent une complicit\u00e9 entre les personnes qui filment et ceux qui sont film\u00e9s\u00a0?<\/p>\n<p>Pour nous,\u00a0 documentaristes, le rapport filmeur\/film\u00e9 est une question centrale et bien entendu \u00e9thique. Il est hors de question d\u2019\u00eatre des voleurs d\u2019image et nous pensons que notre d\u00e9sir de faire un film doit rencontrer n\u00e9cessairement le d\u00e9sir des personnes film\u00e9es.<\/p>\n<p>Cela m\u2019am\u00e8ne tout naturellement \u00e0 l\u2019autre type de r\u00e9action qui me para\u00eet plus d\u00e9terminante car elle synth\u00e9tise la mani\u00e8re dont certaines personnes nous per\u00e7oivent comme des manipulateurs du r\u00e9el.<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, le film que j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 sur la cit\u00e9 Balzac (et qu\u2019Arte n\u2019a pas voulu) s\u2019appelle \u00ab\u00a0Dans le regard de l\u2019autre\u00a0\u00bb et ce n\u2019est pas un hasard. Je pense que tout est question de regard et je pense que la r\u00e9alisatrice a probablement une vision pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e sur les mecs en banlieue et qu\u2019elle reproduit \u00ab\u00a0sa\u00a0\u00bb vision dans son film. D\u2019apr\u00e8s ce que j\u2019ai lu (et non vu) les mecs en banlieue sont des gros machos et que depuis Sohane rien a avanc\u00e9. Or, \u00e0 ma connaissance, cette vision n\u2019est pas r\u00e9elle et s\u00fbrement pas partag\u00e9e dans la cit\u00e9 (et m\u00eame par les filles) Cela ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas de machisme dans cette cit\u00e9, loin de l\u00e0, mais malheureusement il existe partout en France, dans les maisons individuelles comme dans les appartements. Une autre question peut se poser, est-ce qu\u2019il se d\u00e9veloppe\u00a0plus dans les cit\u00e9s qu\u2019ailleurs ? Je ne le crois pas mais c\u2019est possible. En tous les cas, il faudrait une \u00e9tude sociologique pouss\u00e9e et ne pas s\u2019arr\u00eater \u00e0 quelques t\u00e9moignages plus ou moins fiables.<\/p>\n<p>Tout cela pour vous dire que si j\u2019ai appel\u00e9 ce film \u00ab\u00a0Dans le regard de l\u2019autre\u00a0\u00bb c\u2019est justement parce que je voyais des propos stigmatis\u00e9s et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s autour de cette cit\u00e9 comme par exemple celle qui affirmait que le meurtrier de Sohane \u00e9tait \u00abun brin soumis au d\u00e9terminisme social et culturel de la cit\u00e9\u00a0\u00bb. Je pense que le fait d\u2019avoir v\u00e9cu dans une cit\u00e9 \u00e0 Vitry-sur-Seine a probablement \u00ab\u00a0orient\u00e9\u00a0\u00bb ma vision du monde En tous cas, \u00e0 l\u2019inverse de ce regard, j\u2019ai fait un film pour que les habitants (et pas seulement les jeunes) s\u2019expriment sur leur vie, leurs espoirs et leurs probl\u00e8mes et qu\u2019ils r\u00e9pondent aux regards terribles et discriminants que les autres portent sur eux.<\/p>\n<p>Dernier point, je voudrais dire aussi que les r\u00e9alisateurs de documentaires sont des gens comme les autres. Il y en a des int\u00e8gres, d\u2019autres non. Il y a aussi ceux qui sont \u00ab\u00a0oblig\u00e9s\u00a0\u00bb de faire un film de commande ou qui suivent une ligne \u00e9ditoriale d\u00e9termin\u00e9e par la cha\u00eene ou par la production. Je ne fais pas parti de ces gens et je reste persuad\u00e9 que cette d\u00e9marche aboutit \u00e0 un film format\u00e9 si ce n\u2019est pas b\u00e2cl\u00e9 ou pire d\u00e9voy\u00e9.<\/p>\n<p>Et pour ceux qui pensent que les r\u00e9alisateurs de films documentaires sont forc\u00e9ment du c\u00f4t\u00e9 des puissants et de la propagande, je r\u00e9pondrais simplement que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 content de partager un grand moment d\u2019\u00e9motion lorsque mon film sur la cit\u00e9 Balzac a \u00e9t\u00e9 projet\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re au c\u0153ur m\u00eame de cette cit\u00e9 tant d\u00e9cri\u00e9e et qu\u2019il a m\u00eame \u00e9t\u00e9 applaudit.<\/p>\n<p>Excusez-moi si ce courrier est un peu long mais quand je filme dans Balzac (car je continue ce travail) je me sens \u00e0 l\u2019aise et j\u2019aimerais pouvoir continuer de le faire\u2026 C\u2019est pour moi une question d\u2019\u00e9thique.<\/p>\n<p><strong>Daniel Kupferstein<\/strong> (r\u00e9alisateur du film sur la cit\u00e9 Balzac \u00ab\u00a0Dans le regard de l\u2019autre\u00a0\u00bb)<\/p>\n<h1><strong><br \/>\n<\/strong><\/h1>\n<p><strong>Milouda Chaqiq<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0 Tata Milouda\u00a0\u00bb pour les slameurs<\/p>\n<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je vous \u00e9cris ces quelques mots qui viennent du c\u0153ur, je les \u00e9cris avec des fautes, certes, mais de bon c\u0153ur,<\/p>\n<p>gr\u00e2ce aux cours d\u2019alphab\u00e9tisation.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,<\/p>\n<p>Lorsque vous vous r\u00e9veillez le matin, souriez devant votre miroir, m\u00eame si vos id\u00e9es sont noires, en pensant que<\/p>\n<p>la vie n\u2019est que probl\u00e8mes,sans voir le bout du tunnel.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,<\/p>\n<p>Soyez bien avec vous-m\u00eame,\u00e7a aide pour les probl\u00e8mes, m\u00eame si on a parfois du mal \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 toutes les questions.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,<\/p>\n<p>Respirez c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0!&#8230; Non, on va bient\u00f4t \u00eatre en hiver\u00a0! Et alors ce n\u2019est pas l\u2019enfer\u00a0!<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,<\/p>\n<p>Il faut aimer face \u00e0 la joie, mais ne pas fuir face au malheur, le partage \u00e7a soulage.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,il faut aider son prochain,<\/p>\n<p>Ne pas \u00eatre indiff\u00e9rent au malheur des autres, et donc appr\u00e9cier la vie qui parfois nous rend morose.<\/p>\n<p>L\u2019argent ne m\u00e8ne parfois \u00e0 rien, m\u00eame si on en a toujours besoin, \u00e0 quoi sert d\u2019amasser sans aider son prochain.<\/p>\n<p>Du berceau clair, au noir tombeau,vivre longtemps ou mourir bient\u00f4t.<\/p>\n<p>Il faut faire bien pour \u00eatre bien.<\/p>\n<p>Respecter la fragilit\u00e9 de la victime.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re qui a plus de 100 ans, regrette les erreurs qu\u2019il a fait dans sa jeunesse.<\/p>\n<p>Notamment \u00ab\u00a0 tu n\u2019iras pas \u00e0 l\u2019\u00e9cole car tu es une fille\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>On pleure, on ne refait pas le monde, et cela ne change rien, sinon r\u00e9fl\u00e9chir aux fautes pass\u00e9es, pour nous, ne plus recommencer.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,<\/p>\n<p>Partager, participer, frapper \u00e0 la bonne porte, cliquer sur le b on bouton, chercher la chance\u2026 et peut \u00eatre la trouver.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre bien,<\/p>\n<p>Il faut RIRE, au moins 20mn par jour, pour trouver la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 chaque jour.<\/p>\n<p><strong>Tata Milouda<\/strong> votre amie de c\u0153ur,de partage,et la b\u00e9n\u00e9vole du rire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Milouda Chaqiq<\/strong><\/p>\n<p>artiste de la vie. <a href=\"http:\/\/www.myspace.com\/milouda\">www.myspace.com\/milouda<\/a> \/ <a href=\"mailto:chaqiq.milouda@laposte.net\">chaqiq.milouda@laposte.net<\/a><\/p>\n<p>Venue au slam \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 57 ans, Milouda Chaqiq s\u2019est empar\u00e9e de la sc\u00e8ne pour en faire une tribune d\u2019expression et transmettre un message\u00a0: son combat pour la libert\u00e9 des femmes. Elle nous embarque alors avec une bonne dose d\u2019humour dans l\u2019histoire de sa vie.Quand elle arrive en France en 1989, elle ne sait ni lire ni \u00e9crire, encore moins parler fran\u00e7ais. Elle travaille comme femme de m\u00e9nage, laissant ses six enfants et son ex-mari au Maroc. C\u2019est apr\u00e8s dix ann\u00e9es pass\u00e9es clandestinement, sans papiers et la peur au ventre qu\u2019elle fera venir ses trois filles en France aupr\u00e8s d\u2019elle. Divorc\u00e9e d\u2019un \u00e9poux violent, un titre de s\u00e9jour en poche et ses enfants \u00ab\u00a0rang\u00e9s\u00a0\u00bb, Milouda fait enfin sa vie. \u00c0 cinquante ans, \u00ab\u00a0elle, la petite marocaine analphab\u00e8te venue du village\u00a0\u00bb d\u00e9cide de suivre des cours d\u2019alphab\u00e9tisation. Puis elle fait ses premiers pas en tant que slameuse aux sc\u00e8nes ouvertes du Caf\u00e9 Culturel \u00e0 Saint-Denis et participe \u00e0 La Fabrique du Macadam. ( texte pr\u00e9sentation pour une rencontre publique \u00e0 Saint Denis le 15 Septembre 2010 )<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Janine Bharucha<\/strong><\/p>\n<p>Comment exprimer reconnaissance et gratitude pour tout ce que nous offre la vie\u00a0?<\/p>\n<p>Cela passe d\u00e9j\u00e0 par une capacit\u00e9 \u00e0 identifier nos besoins et \u00e0 utiliser le bon vocabulaire.<\/p>\n<p>Par exemple je sensibilise mon petit-fils qui a 3 ans \u00e0 mettre les mots justes sur ses impressions gustatives\u00a0: \u2018comme c\u2019est d\u00e9licieux\u2026 c\u2019est exquis\u2026 je savoure!\u2019<\/p>\n<p>Je pratique l\u2019ouverture et suis en permanence\u00a0 reconnaissante vis-\u00e0-vis de tout ce qui<\/p>\n<p>nous permet de jouir de la vie.<\/p>\n<p>Tous nos sens peuvent \u00eatre sollicit\u00e9s par cette ouverture.<\/p>\n<p>Je m\u2019autorise \u00e0 pousser\u00a0 de grands soupirs!<\/p>\n<p>Tout ce qui concerne la t\u00eate et l\u2019\u00e2me passe par le corps, par les sens.<\/p>\n<p>On passe sans arr\u00eat \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de merveilles\u00a0: l\u2019odeur de la pluie sur l\u2019herbe ou le bitume, un coucher de soleil, la forme d\u2019un nuage, le chant d\u2019un oiseau, le timbre d\u2019une cloche, la lumi\u00e8re sur un mur de briques.<\/p>\n<p>Zut, quelle manque de gratitude, il n\u2019\u00a0y a pas besoin de croire en un \u00eatre sup\u00e9rieur\u00a0 pour avoir<\/p>\n<p>de la reconnaissance, c\u2019est une question de conscience, nous sommes des ingrats. Nous pourrions \u00eatre moins myopes, moins sourds, moins handicap\u00e9s des sens vis-\u00e0-vis de tout ce qui nous est offert.\u00a0 Je ressens une sorte de ferveur au quotidien pour tous ces cadeaux qui nous sont faits.<\/p>\n<p>C\u2019est\u00a0 un \u00e9merveillement qui inspire une sorte de gravit\u00e9 ( \u2018awe\u2019 en anglais, une \u00e9motion de l\u2019ordre de l\u2019\u00e9merveillement un peu bouche b\u00e9e). Certains parlent\u00a0 de Dieu, moi simplement de la vie. Je dis merci.<\/p>\n<p>Se faire du bien, c\u2019est s\u2019accorder cette ouverture. On choisit les lentilles que l\u2019on porte, les miennes sont dor\u00e9es\u00a0! L\u2019important c\u2019est de mettre de la conscience dans tous nos sens, y compris le toucher.<\/p>\n<p>Le toucher est le seul sens dont l\u2019organe, la peau, recouvre tout le corps. C\u2019est quelque chose, non\u00a0? C\u2019est le seul sens qui est forc\u00e9ment r\u00e9ciproque. Dans toutes les langues toucher a un double sens\u00a0: toucher tactile et toucher \u00e9motion. Ex\u00a0: \u2018je suis touch\u00e9 par l\u2019int\u00e9r\u00eat que vous portez \u00e0 ce sujet.\u2019 D\u2019o\u00f9 la magie du massage, il y a un \u00e9change, une sorte de conversation sans mots, aussi intime que profonde, quand le massage est r\u00e9ussi bien s\u00fbr.<\/p>\n<p>Nous sommes des sous mass\u00e9s, des sous c\u00e2lin\u00e9s, des sous touch\u00e9s, des sous bais\u00e9s aussi, non?<\/p>\n<p>Dans mon enfance, on se massait en famille, avec mes cousins, cousines, on massait les jambes de ma grand-m\u00e8re pendant qu\u2019elle lisait une S\u00e9rie Noire. On faisait cela naturellement. Il y a aussi un vocabulaire du massage\u00a0:<\/p>\n<p>Le Guili\u00a0: on effleure du bout des doigts\u00a0 la face interne de l\u2019avant bras \u2026 un d\u00e9lice<\/p>\n<p>Le Tchampi\u00a0: on exerce une pression \u00e0 pleine mains le long des jambes\u00a0 \u00e0 un rythme r\u00e9gulier.<\/p>\n<p>leThatt Thatt se pratique avec la face externe de la main, les doigts d\u00e9tendus, cela fait un bruit de bois que l\u2019on coupe.<\/p>\n<p>L\u2019important c\u2019est de s\u2019autoriser \u00e0 faire ces gestes et \u00e0 les recevoir. C\u2019est plus simple qu\u2019on ne le croit. Il s\u2019agit d\u2019un l\u00e2cher prise. De se sentir un avec la plan\u00e8te, les autres.<\/p>\n<p>\u00abAlakazam\u00a0\u00bb c\u2019est une poign\u00e9e de main iroquoise, un petit ballet de mains qui prend quelques secondes\u00a0et qui signifie: \u00ab\u00a0 on est tous reli\u00e9s, connect\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Namast\u00e9\u00a0veut dire je salue le divin qui est en toi.<\/p>\n<p>Je pr\u00e9f\u00e8re parler du sacr\u00e9 ( l\u2019\u00e9merveillement dans sa gravit\u00e9 ) plut\u00f4t que de spiritualit\u00e9 qui recouvre des notions plus galvaud\u00e9es, notamment dans l\u2019usage que les sectes en font.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><strong>Janine Bharucha, <\/strong>d\u2019origine indienne,<strong> <\/strong>est formatrice en toucher-massage, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 script girl, professeur d\u2019anglais, traductrice de bd, danseuse, professeur de claquettes.<\/p>\n<p>Elle a \u00e9crit \u00ab\u00a0Un peu Parsi un peu par l\u00e0\u00a0\u00bb (Ed. L\u2019embarcad\u00e8re\/collection Ancrages )<\/p>\n<p>Elle a pass\u00e9 son enfance \u00e0 Poona en Inde. Elle a parcouru le monde et vit en r\u00e9gion parisienne. Son t\u00e9moignage dit Jean Vautrin est\u00a0 \u00ab\u00a0\u00e9tonnant, d\u00e9tonnant, d\u2019une gourmandise de vie contagieuse et bienvenue dans le cynisme ambiant de notre soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Nathalie Krafft<\/strong><\/p>\n<p>L\u00e0, pour le moment, ce qui va me faire du bien, c&rsquo;est d&rsquo;\u00e9luder la question : y r\u00e9pondre directement, c&rsquo;est tomber dans le panneau. Si je fais la maligne : mais qui c&rsquo;est cette gourde qu&rsquo;a l&rsquo;air de vouloir avoir l&rsquo;air d&rsquo;\u00eatre intelligente ?\u00a0 Si je suis spontan\u00e9e : mais qui c&rsquo;est cette gourde qu&rsquo;a vraiment pas l&rsquo;air d&rsquo;avoir l&rsquo;air d&rsquo;avoir invent\u00e9 la poudre ?<\/p>\n<p>Donc, l\u00e0, pour le moment, ce qui va me faire du bien, c&rsquo;est de prendre la tangente. En me servant par exemple de la contribution d&rsquo;Ali Merghache et en y ajoutant, genre la fille qu&rsquo;a tout l&rsquo;air de ne pas se prendre pour ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas, mon propre \u00e9cot,\u00a0 modeste, discret, humble m\u00eame, irais-je jusqu&rsquo;\u00e0 dire pour me faire du bien, l&rsquo;air de rien.<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le parano<\/p>\n<p>\u2026\u2026 <em>(mieux vaut se taire)<\/em><\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le banquier<\/p>\n<p>en ouvant un compte \u00e9pargne-logement<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le maso<\/p>\n<p>qui aime bien ch\u00e2tie bien<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le poli<\/p>\n<p>bien \u00e0 vous<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le sportif<\/p>\n<p>bien jou\u00e9<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le besogneux<\/p>\n<p>tant bien que mal<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le latiniste<\/p>\n<p>nota bene<\/p>\n<p>comment se faire du bien : le sexologue<\/p>\n<p>avec la main<\/p>\n<p>comment se faire du bien : le p\u00e9cheur<\/p>\n<p>dans le confessionnal<\/p>\n<p>comment se faire du bien : le p\u00eacheur<\/p>\n<p>en mordant \u00e0 l&rsquo;hame\u00e7on<\/p>\n<p>comment se faire du bien : l&rsquo;id\u00e9aliste<\/p>\n<p>en faisant le bien<\/p>\n<p>comment se faire du bien : le pervers<\/p>\n<p>en faisant le mal<\/p>\n<p>comment se faire du bien : Saint Exupery<\/p>\n<p>dessine moi un mouton<\/p>\n<p>comment se faire du bien : Marcel Proust<\/p>\n<p>Sodome et Gomorrhe<\/p>\n<p>comment se faire du bien : Jean-Jacques Rousseau<\/p>\n<p>une bonne fess\u00e9e<\/p>\n<p>comment se faire du bien : Lamartine<\/p>\n<p>dans le Lac<\/p>\n<p>comme se faire du bien : Nietzsche<\/p>\n<p>Par del\u00e0 le bien et le mal<\/p>\n<p>comment se faire du bien : l&rsquo;amoureux platonique<\/p>\n<p>en tout bien tout honneur<\/p>\n<p>comment se faire du bien : le corbeau<\/p>\n<p>un ami qui vous veut du bien<\/p>\n<p>comment se faire du bien : l&rsquo;ironique<\/p>\n<p>grand bien vous fasse !<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : le naufrag\u00e9<\/p>\n<p>corps et biens<\/p>\n<p>Comment se faire du bien : la paresseuse<\/p>\n<p>en m&rsquo;arr\u00eatant, l\u00e0, tout de suite<\/p>\n<p>Et \u00e7a, \u00e7a me fait du bien.<\/p>\n<p><strong>Nathalie Krafft ,<\/strong> journaliste. Pendant quinze ans directrice du Monde de la Musique.  Depuis deux ans, freelance, tient un blog sur <a href=\"http:\/\/rue89.com\/\">rue89.com<\/a>, dont voici le lien : <a href=\"http:\/\/www.rue89.com\/droles-de-gammes\">www.rue89.com\/droles-de-gammes<\/a>. Signe particulier : n&rsquo;a pas \u00e9crit de livre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Maryse Vannier,Fran\u00e7ois Bernheim ,C\u00e9line Vuillet, Catherine Malaval, Fabrice Midal, Mich\u00e8le Fontaine, J\u00e9r\u00f4me Saglier, Minteh N&rsquo;Fanteh,\u00a0 Belinda Cannone, Nicolas Rom\u00e9as, Daniel Kupferstein,Tata Milouda, Janine Bharucha, Nathalie Krafft Voir plus bas les autres contributions ( comment se faire du bien ( 1 ) Ian Bintner Se faire du bien, par \u00e9crit ou par dessin. On commence [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2959"}],"collection":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2959"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2959\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2959"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2959"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/cafaitdesordre.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2959"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}