imagesIl y a bien lontemps ,ou pas plus tard qu’hier, alors que nous étions encore des adolescents, Ornette Coleman, le grand défricheur, a tracé une route peu banale ,celle qui niait le rectiligne, le continu, les suites logiques raisonnables comme les lois de l’harmonie. le grand sourcier nous a permis de faire  l’apprentissage de notre liberté.Lui prenait tous les risques pour que nous apprenions à nous mettre en insécurité en nous  donnant les moyens d’ouvrir le champ des possibles. Lui  avec sa musique a été jusqu’au bout.Si parfois l’admiration que nous éprouvions allait jusqu’à nous couper le souffle, elle n’en a pas moins dilaté notre mental comme notre aptitude à respirer.FB

Interrogé à ce propos par le philosophe Jacques Derrida – Vous créez cette année à New York un programme intitulé Civilization : quel rapport a-t-il avec la musique ?

Ornette Coleman répondait :J’essaie d’exprimer un concept selon lequel on peut traduire une chose en une autre. Je pense que le son a une relation beaucoup plus démocratique à l’information, parce qu’on n’a pas besoin d’alphabet pour comprendre la musique. Cette année, à New York, je monte un projet avec le New York Philharmonic et mon premier quartette ­ sans Don Cherry ­ plus d’autres groupes. J’essaie de trouver le concept selon lequel le son est renouvelé à chaque fois qu’on s’exprime.

( extrait d’une interview publiée par les inrocks.com )

Ornette Coleman est mort le Jeudi 11 Juin à l’âge de 85 ans.

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